vendredi 27 mai 2016

Abrège !

[Inspirations] - Paysage de la Tour Eiffel au #printemps:
Photo du net

La mode des acronymes ayant déjà largement gangrené le monde de l’entreprise, du travail en général et de l’éducation nationale en particulier, pour ne citer que celle que je connais le mieux, cette mode, donc, a gagné la télévision, qui fourmille toujours d’idées sottes et grenues. Plus une émission dont le titre ne soit abrégé en suite d’initiales plus ou moins imprononçables. 

ONPC pour On n’est pas couché, TLMVPSP,  QPUC, et VTEP respectivement pour Tout le monde veut prendre sa place, Questions pour un champion et Vendredi tout est permis.

Vous imaginez ? Dans la vie courante … PMLS pour passe-moi le sel, QHEI pour quelle heure est-il, et AVFVCLG pour allez vous faire voir chez les Grecs ? 


Vous imaginez si Audiard avait appelé son film FPPLEDBDPDCS ou Emily Brontë son chef-d'oeuvre LHDH ? 



Allez,  pour ceux qui aiment les caramels mous, je vous propose un petit jeu. 
Reconnaîtrez-vous au moins un titre parmi les livres classiques français 
(archi) célèbres cachés derrière ces acronymes ? 
Réponses lundi soir. 

1. LEDJ  
2. VABDLN 
3. LRELN
4. LCDMC  
5. ALRDTP
6. NDDP
7. VMLSLM
8. LPDC 
9. LGM
10. LFDM

En attendant, je vais aller voir ce week-end si Paris au mois de mai (PAMDM)
tient les promesses de la chanson.



mercredi 25 mai 2016

Saturne plus pour lui




Description de cette image, également commentée ci-aprèsAndré Brahic est mort.
Ce n’était pas un pipole, sa mort n’a pas fait plus de bruit qu’un éternuement dans le métro aux heures de pointe. Ou, devrais-je dire, qu'une étoile qui s'éteint. Pouf !
Son cœur si enthousiaste a lâché (sans doute aidé par quelques cigarettes et deux trois excès d'amour de la vie...) les bons vivants font de mauvais morts comme disait Coluche.
Il est parti voir de plus près si les anneaux de Neptune sont bien comme il les a décrits, lui qui en est le co-inventeur…
Dans ce billet daté du 23 janvier, je parlais de sa fébrilité scientifique et de sa positivité qui faisait du bien. Heureusement, son message reste pour ceux qui veulent l'écouter...
J’écrivais : « Un projet personnel pour 2016 ? Aller écouter un de ses cours en amphi,  lui parler à la fin du cours, lui dire toute mon admiration et en ressortir regonflée à bloc. »

On croit toujours qu’on aura le temps. Mais la mort se fout du temps.
Allez, j'appelle mes parents, j'ai deux trois choses importantes à leur dire...
On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime.
¸¸.•*¨*• ☆



samedi 21 mai 2016

Sujet, verbe, compliment

A l'inconnu de l'ascenseur.

Photo du net



Il n’aura pas échappé à votre légendaire sagacité que j’aime les compliments. Surtout quand ils sont bien troussés. Délicats. Fins comme un Valpolicella quand il coule dans les verres en cascades d’étincelles furtives au soleil couchant, à Vérone. 
Il y a de la Roxane en moi. J'aime les compliments, au sens du théâtre classique.
J'ai sûrement trop lu Rostand, Musset, Marivaux, Molière...
 Un compliment, une parole gentille, surtout quand ils sont sincères et désintéressés, c’est de l’or qui déferle dans les veines et les neurones en sont tous ragaillardis. 
Qui n'aime pas ça ? C'est meilleur qu'un coup de pied au cul, comme dit mon père, qui est poète à seize heures.

L’autre jour, dans l’ascenseur, je me trouve seule avec un monsieur. 
Il me dit  « Quel étage ? »
 Je pense à la chanson  « En apesanteur » de Calogero…
Tout de go il ajoute : « Vous avez la mer dans le regard » 
Hou la la ! Je suppose que les parangons du féminisme auraient plutôt eu « l’amer dans le regard » à l’énoncé de cette phrase affreusement effrontée et terriblement agressive. Et que toutes griffes dehors, elles auraient rugi, ou alors haussé les épaules en tournant le dos à l'outrecuidant. Je repense en un centième de seconde à cette scène de « La Sixième », un petit roman de Susie Morgenstern  où la jeune Margot se fait bousculer par un grand de troisième dans les escaliers, et où elle rentre chez elle dire à sa mère qu’elle s’est fait violer.
Je ne suis pas, par nature, du genre amer. Et je ne vois pas un prédateur derrière chaque individu de sexe masculin. C'est grave docteur ? Pourtant j'en ai connu, si si...

La phrase de l'inconnu, c'était comme une fulgurance, un trait de poésie maritime parfaitement spontané.
C’était joli. C’était frais. Ça ne mangeait pas de pain. Ça m'a touchée. Je lui ai souri, et comble de l'hypercomble, je lui ai dit merci. 
Il a eu l’air abasourdi. Comme s’il s’était presque attendu à ce que je lui colle un pain dans la figure pour outrage et harcèlement. La porte s'est ouverte. 
Avant de repartir vers son destin, il m’a dit : « C’était sincère. » 
Je l’aurais deviné sans qu’il le précisât. (Tiens, vous voyez, je m'exprime en alexandrins...)
La scène a duré quelques secondes, mais elle m'a fait du bien. Je l'ai prise comme un cadeau du jour. Elle était sans conséquence. 
Il m’arrive parfois, d’ailleurs, de céder à l'envie de glisser un compliment à un(e) inconnu(e) croisé(e) par hasard et bizarrement, jusque là aucun(e) n’a porté plainte ...
Non mais, vraiment, il faut arrêter de parler de harcèlement à tout bout de champ.
Le harcèlement est une chose grave qui ne commence que lorsque l’on a gentiment (mais fermement) signifié que l’on n’était pas intéressé(e) par une relation, et que la personne insiste lourdement. 
De là à se méfier de tous les hommes qui osent nous adresser la parole...non, je refuse de tomber dans cet excès.

Comme dit une amie à moi qui est la sagesse incarnée, la phrase « je ne parle pas aux inconnus » est un peu stupide, quand on y pense. C’est oublier que les êtres que l’on connaît étaient tous des inconnus, avant qu’on ait eu l'audace, ou l'imprudence d'engager la conversation...


jeudi 19 mai 2016

Les nuits d'une demoiselle





Que c'est bon d'être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l'étoile Vénus étincelle 
quand doucement tombe la nuit ...




Si vous êtes des geeky nerds* chers à Antiblues...Cette version 
« deux point zéro » de Jeanne Cherhal, qui me fait beaucoup rire, 
est pour vous. 
La version originale de ce délicieux pastiche, est un bonbon encore plus fondant et sulfureux, si l'on sait qu'il a été chanté en 1963 par Colette Renard, une bien jolie poulette qui n'avait pas froid aux cils... 




- Ah oui...se faire mamourer le bibelot...
- Et se faire rafraîchir le tison, fallait oser, en pleine guerre froide.
- Rhooo ! Mademoiselle Célestine !
- Chut !!! Appréciez à leur juste valeur ces vers coquinement impudiques, quelle que soit la version choisie.
¸¸.•*¨*• ☆






*geeky nerds : super accro à l'informatique...

mardi 17 mai 2016

Belle et simple


CelestineT sur ComBoost

...


(Si vous ne voyez pas le diaporama, cliquez sur « CelestineT »)

*

Comme la vie est belle et simple lorsqu’on accepte ses remous comme ceux d’un fleuve sauvage ! Lorsque l’on se dit que rien ne reste, que tout va, toujours, emporté comme déchiré, griffé par le vent de l’oubli, lorsqu’on accepte cette évidence comme on efface un trait au crayon à papier en se disant tant pis. Mais tant mieux, finalement.
Comme la vie est simple et belle lorsqu’on tombe de grâce devant des ciels toujours nouveaux, des verts si verts, des bleus si bleus. Des soleils qui se lèvent comme des miracles. Des pierres qui ont tant à raconter.
Des matins frais et tranquilles, éparpillés de chants d’oiseaux.
Et l’odeur, ah ce parfum bouleversant, l’odeur du café mélangée aux rires des amis encore embrumés de sommeil. Parler, rire, vivre…
Et cette certitude que donne la chaleur des choses vraies, la certitude enveloppante comme un manteau  qu’à cet instant précis, on est bien, là. Juste là. Et nulle part ailleurs mieux qu’ici.
Que peut-on désirer d’autre que ces moments inestimables ?
Et que notre coffret de souvenirs se remplisse…