lundi 17 juillet 2017

Le temps, le temps, le temps et rien d'autre...

Chez Gilou, mon « petit » frère ...





Hey, lecteurs chéris...Je reviens de trois jours sous les étoiles. Dans un grand champ fauché de frais, luisant sous la demi-lune, emplie de tant et tant de sensations et d'émotions. Et de tant de fous-rires !
Le temps y était omniprésent. Celui qui passe, celui qu'il fait, celui que l'on prend, ou que l'on ne prend pas. Celui que l'on attend, que l'on espère, celui que l'on regrette ou que l'on redoute.
Le temps-chat qui étire ses pattes ou qui se roule en boule.
Je remercie mon ami Candide d'avoir pris le temps et l'énergie douce et bienveillante de vous répondre. 
Je remercie mon frère Gilou qui a organisé cette si belle fête avec passion. Ciel ! la logistique impressionnante !
Mon temps à moi était là-bas, dans cette campagne belle chantée par Ferrat. Dans cette distorsion particulière qui te renvoie le passé dans la tronche à chaque éclat de sourire d'enfant,  et chaque lieu te ramenant une odeur familière, cannelle, saucisson,  confitures et jeux de marmots.  Pendant que je faisais tourner au bout de mes doigts les cartes de mon petit jeu de sept familles portatif et personnel, dans la famille Musique je demande la fille, moi, Celle qui ai décroché des paillettes aux sombres et fraîches forêts d'Ardèche, et des touffes de thym sauvage et de chansons  pour m'en jeter plein les yeux et les oreilles. Et toujours, le temps...celui de vivre, d'aimer et de mourir...
Petites philosophies du matin, poésie, petit déjeuner au soleil et grandes tablées joyeuses version ami ricoré. Vous connaissez...
J'ai pris le temps de réfléchir sérieusement à ne plus confondre opiniâtreté et obstination, comme le dit très justement l'un d'entre vous, et à appuyer sur la pédale de frein, justement, question billets. Le rythme quotidien de publication ne me va décidément pas. Il est temps que je laisse du temps au temps. Que je vous offre à nouveau celui de venir et de revenir à votre guise, sans le couperet trop aiguisé de ce temps qui nous transforme en presse-semoule si l'on n'y prête pas soin. Fin de mon petit défi-perso, tsoin-tsoin, et vogue la galère. 
Je reprends ma respiration, j'ai besoin de hors-temps. Mais si vous écoutez attentivement le murmure de mes mots, vous saisirez sans doute la ritournelle qui rit sous la tonnelle : c'est celle de mon coeur qui sautille pour vous. Tranquillement. Mais très fort.



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samedi 15 juillet 2017

Minous


La pluie nous souriait derrière les vitres en écailles translucides de la marquise au-dessus du perron. Sur le gazon luisant, quatre chatons erraient par petits bonds. Boules de poils à l’abordage des plates-bandes, curieux et maladroits sur leurs pattes, ils gambadaient sous l’averse. Héritage sans doute d’une nuit d’amour de notre chatte sur un toit brûlant, où l’haleine tiède du ciel invite les matous à l’aubade même au crépuscule. La féerie de ces quatre adorables points-virgules blancs et duveteux, égaillant le soir trempé de leur désinvolture désarmante, nous prit tous à la gorge. Théotime battait des menottes, devant ces peluches vivantes. Je les regardais, attendrie. Dans un gémissement implorant, Lisa la plus délurée d’entre nous, voulut descendre les cueillir dans son tablier, pour les mettre à l’abri dans ses draps fleuris d’églantines. Père refusa, prétextant que leur mère les chercherait partout. Nos protestations ne le firent pas changer d’avis.
En réalité, il craignait que nous nous attachions à ces bestioles. Il savait d’expérience que le déchirement de leur perte serait trop terrible, si jamais nous devions nous en séparer.
Ce soir-là, dans la chambre bleue sous la pluie d’été, nous apprîmes le renoncement, les poumons serrés de sanglots. La leçon fut d’importance, puisque je ne l’ai jamais oubliée. 

Mais vous dire que je l'ai toujours suivie serait exagéré...vous savez bien, si vous avez suivi l'épisode précédent, que je ne renonce pas facilement...

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Pour les impromptus littéraires






vendredi 14 juillet 2017

Têtue


Sous titre: regardage de nombril numéro 212


Je suis têtue. On me le disait et répétait déjà quand j'étais haute comme trois cerises. Ça n'avait pas l'air d'être un point positif, dans mon enfance. « Tête de mule, obstinée, celle-là, quand elle a quelque chose dans les cornes, une vraie bourrique ! » En gros, c'était un vilain péché, assimilable à de l'insoumission, voire de l'orgueil. Bigre ! Péché capital...J'ai toujours préféré les péchés capiteux, quant à moi.
Et puis ça s'est transformé en « celle-ci, elle sait ce qu'elle veut, elle a du caractère, elle ne se laisse pas mener comme cela par le bout du nez » 
... c'était déjà mieux.
Maintenant que j'ai l'âge de me servir moi-même, avec assez de verve, toutes ces folles plaisanteries, je dirais que je suis persévérante, que j'ai de la suite dans les idées, que je ne renonce pas facilement. Et surtout que j'aime bien me lancer des défis, et parvenir à les relever. Repousser mes limites. Grimper sur les rochers escarpés de tous les possibles...En fait je suis une vraie chèvre. Et pour moi, ce n'est pas péjoratif, parce que j'adore ces petites bêtes à cornes. 
Positivement.

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PS. A ce propos, vous le savez, je me suis fixé comme objectif de publier un billet par jour tout le mois de juillet, et je tiendrai bon contre vents et marées. Ce week-end, je serai peut-être éloignée du blog. Mais je laisse les clés aux barbus de service qui sauront garder la maison en mon absence. Soyez sages, et ne mettez pas le feu aux allumettes.