mardi 26 juillet 2016

Tout ce que j'aime











A force de réfléchir à mes expériences en matière de séjours réussis, j'ai fini par me faire une petite liste d'ingrédients personnels (et donc subjectifs), de certaines constantes que j'aime, que j'ai analysées scientifiquement mais que je vous livre ici un peu en vrac, le coeur encore tout plein d'étoiles.
 Cela tient à peu de choses, finalement,  de se gonfler de bonheur.


*

Un cadre doux, paisible, loin des agitations futiles et vaines.





    

























Un lien fort avec la terre, la nature, le cosmos...
























Des repas joyeux et délicieux, un grand sens de l'hospitalité




Ajoutons à cela une soirée sous les étoiles, avec Mars à l'horizon sud, la lune superbe et toute orange à son lever, une séance de light painting, une ballade dans les bois, un ruisseau à écrevisses, une petite hécatombe de mouches, un lucane cerf-volant, des chatons qui viennent de naître, un livreur de bois impressionnant de savoir faire, des discussions philosophiques chaque nuit, de belles rencontres, et de la musique comme s'il en pleuvait...j'en ai encore mal aux doigts.

Et puis...la bonne odeur du café qui vous tire du lit, encore tout chiffonnés des rêves de la nuit...le soleil qui vous chatouille la joue en jouant avec les persiennes.

Nul besoin de palais dorés, ni de luxe tapageur, ni de plaisirs artificiels. 
Le secret, le plus important, c'est l'intelligence relationnelle. Celle qui prévaut quand vingt-cinq personnes sont appelées à vivre sous le même toit, même quelques jours. 
Une bienveillance que j'ai senti vibrer comme un quartz dans toutes les relations. Une sorte de pulsation de vie. Faite de respect, de beaucoup d'humour, de partage dans le souci des rythmes propres à chacun, dans l'émerveillement  de se trouver des affinités, des connivences. Dans la positivité, l'admiration et la joie d'être tout simplement. Avec des moments collectifs et des plages où l'on peut s'isoler quand le besoin s'en fait sentir...

Bref, une douche bienfaisante d'humanité et de valeurs communes,  par l'étang qui court, ça ne se refuse pas. 

Merci mes Amis. 
¸¸.•*¨*• ☆


« Les amis sont comme les étoiles, 
on ne les voit pas tout le temps, 
mais on sait qu'ils sont toujours là. »







Pour lire en musique :




A Reynald, Vally, Sabine, Pierre, Christine, Alix, Solène, Bastien, Sébastien, Elodie, Samuel, Isabelle, Marine, Clément, Fred, et tous les autres...

vendredi 22 juillet 2016

Aveyron bien quand on y sera...




Aubrac France:

« Deux zigotos ont besoin de votre soutien et de votre présence. »

Tiens tiens ...
Il est des messages laconiques qui excitent aussitôt notre épée de Cyrano ou notre lance de Don Quichotte. 
Quel danger pourraient bien affronter mes amis Reynald et Vally, quel hydre fourchu, quel monstre baveux et immonde les contraindrait à battre le rappel des copains en toute hâte ?  Hou ! la la ! Il y a anguille sous cloche !
Après enquête, il s'avère qu'ils ont l'un comme l'autre une dizaine fatidique à franchir. On sait ce que c'est les amis, le temps qui passe, la vie, tout ça...les ânes hivers cerfs à chiffres ronds, ça flanque le bourdon, faut être bien entouré.
C'est pour cela qu'il leur faut à tout prix l'appui de fidèles aficionados pour les aider à passer ce cap Horn délicat. N'écoutant que mon courage de dents et dehors, et sachant que ce rite initiatique va être mâtiné de chansons, d'agapes somptuaires de ne pas y toucher et de discussions mets ta physique, ce qui n'est pas pour me déplaire, je vais donc enfourcher dès aujourd'hui mon fringuant cheval, répondant au fier nom de Blablakar, rapport à sa manie d'emmener sur sa croupe quelques manants sans monture ramassés le long du chemin,  je vais jeter deux ou trois effets de style (ou de manches) dans une valise et partir à la rescousse de mes camarades déjà durement éprouvés par la préparation de la fête. Sans oublier Gertrude. Ben oui, ma guitare...
Cela risque de durer quelques jours. Mais promis, lecteurs adorés, je vous raconterai à mon retour. Comme d'hab.


¸¸.•*¨*• ☆

Une belle aux yeux noirs très photogénique:





































On lui dit, à Célestoche, qu'on n'a pas de réseau ici ?
Meuh non ! On lui laisse la surprise...

mercredi 20 juillet 2016

Ombre et lumières





Juillet.
Ils sont assis sur le long balcon surplombant la ville,  devant le crépuscule naissant. Les murs semblent d’or.
Elle ferme les yeux à demi devant l’aveuglante clarté du couchant. Lui fixe crânement le soleil qui descend face à eux, dans un plongeon silencieux de lumière poudrée, comme une grosse orange éclatée. Le ciel s’ocre. Puis blanchit.
L’ombre envahit peu à peu les ruelles, pressant le pas des passants.
C’est beau, une ville qui éclaire une à une ses lampes comme autant d’étoiles. Tu sais, chacune semble raconter un morceau d’histoire. Comme celles du ciel.
En bas la rue bourdonne d’une rumeur sourde.
Le vent se lève. Tiède. Presque chaud. Le balcon se moire d’ombres violettes allongeant la silhouette des cyprès en pot de grès.
Le vent glisse sur sa peau, sur ses seins qui frissonnent. Son chemisier de soie blanche claque comme une voile sur la mer. Ses cheveux volent dans ses yeux.
La nuit recouvre chaque façade de son drap de velours sombre.
Ça sent la tubéreuse, et le lys. Ah, et le jasmin aussi, par moment.
La lune semble une rognure d’ongle luisant au-dessus des arbres. Ils rient de cette image. Leurs mains se serrent.
Ils sont bien. Seuls, dans cet instant d’éternité splendide et quotidienne.

¸¸.•*¨*• ☆

Pour les Impromptus littéraires.
Et pour le défi du 20 de Jacou.



vendredi 15 juillet 2016

Cassé, le petit ressort ?

Yep, that's life right there on the end of your noise... sometimes it will make you smile and sometimes it won't, but it's only life and you have so much of it yet to live... *~<3*Jo*<3~*:

Bien sûr, Antiblues, que le petit ressort a du mou dans la spirale depuis hier. 
Nissa, Nissa la Bella, dont j'ai parlé ici avec passion, la ville de mon enfance, de mes vacances insouciantes, Nice du Carnaval, des batailles de fleurs, de la socca et des petits farcis...Nice pleure ce matin et je pleure aussi.
Bien sûr, aujourd'hui, j'ai l'air un peu ridicule avec mon texte sur le petit ressort du réveil.  
Et pourtant, ce matin, comme les autres jours, nous nous sommes levés. Un peu la tête dans le seau, mais levés quand même. Certains ont découvert l'horreur, d'autres la savaient déjà depuis la veille au soir.
Nous sommes éplorés, indignés, révoltés, c'est normal. C'est l'émotion. 
C'est trop tôt. On pleure. On exprime.


Mais il faudra quand même bien un jour ( après combien de massacres encore ? ) que vienne le temps de comprendre. D'analyser. Et de tirer des leçons de vie collective, de la même façon que nous essayons de tirer des leçons de vie individuelle après les épreuves ou les accidents qui nous blessent.

Les Bouddhistes disent qu'il y a en chacun de nous  toutes les graines. Les pires comme les meilleures. Et que nous choisissons simplement celles que nous arrosons. 
Mais les choses ne sont pas binaires. 
Nous ne sommes pas « les bons » et eux, ceux d'en face,  « les méchants ». Pas plus que le contraire, d'ailleurs.
Il nous faut comprendre pourquoi notre société occidentale capitaliste outrancière précipite dans l'abîme les valeurs humaines fondamentales. Pourquoi l'on privilégie la compétition à l'excès, le chacun pour soi...où l'on va jusqu'à écraser les autres.  En oubliant d'enseigner le partage et l'entraide. Pourquoi le gaspillage, l'indécence de certaines fortunes,  la surabondance,  l'arrogance des décideurs, le profit comme maître-mot, la course éperdue à l'argent creusent les écarts dans les consciences, entre ceux qui ont trop tout, et ceux qui ont moins que rien depuis qu'ils sont nés. 
Pourquoi nos modèles médiatiques de réussite et d'argent facile égarent les esprits sur ce qu'est le bonheur, et privent certains jeunes de repères moraux en laissant la porte grande ouverte aux lobotomisations de l'âme. Jusqu'à fabriquer des « machines à tuer » en se fondant sur des croyances ahurissantes. 
Et surtout pourquoi répondre à la haine par la haine fait le lit de la haine dans un cercle vicié jusqu'à la nausée. 

Alors malgré tout, mon petit ressort n'est pas cassé. Parce que l'enjeu, lui, n'est pas mort : il nous faut continuer la lutte pacifique pour faire triompher un jour les valeurs humanistes. Et croyez-moi, c'est pour moi un boulot à temps plein. 
Chacun de nos gestes quotidiens a une infime part d'influence sur la marche du monde. Mais une part quand même.
C'est la théorie du papillon.  Et le fait que j'y croie n'enlève rien à autrui et surtout pas la vie. Et ça, c'est déjà bien.


¸¸.•*¨*• ☆




mardi 12 juillet 2016

Le petit ressort caché


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Que se passe-t-il au réveil, chaque matin,  quand nous émergeons doucement des limbes nocturnes pour nous laisser envahir peu à peu par le jour qui point ?
Quelle pièce de notre mécanisme se met alors imperturbablement à vibrer en nous pour agiter nos cellules et défroisser nos neurones engourdis ?
Quelle est cette chose qui nous meut, nous met sur pied et nous donne envie de nous lever à l'aube d'une nouvelle journée ? 
Où, dans quoi, grâce à qui puisons-nous l'énergie de nous remettre en selle ?

C'est étonnant de diversité, chez chacun d'entre nous. Mais réfléchissez. Chaque jour, il y a un petit quelque chose, malgré tous les aléas de l'existence, qui joue le rôle du petit ressort mystérieux. Même chez les plus râleurs, les plus blasés, qui jureront que ce n'est que contraints et forcés qu'ils doivent se lever. Ceux qui vous diront que leur vie est nulle et sans saveur. Oui, même ceux-là se lèvent, et repartent bon gré mal gré à l'assaut de leurs 84600 secondes. Car dans leur journée, il y a ce quelque chose qui les attend. Ils ne le verront peut-être pas. Ils passeront leur journée en bougonnant sans le voir. Mais demain...ils se relèveront. Parce qu' ils en ont l'intuition, au fond, même s'ils s'en défendent. Même pour ceux qui ont le sang glacé, la vie s'accroche.
Il y a toujours quelque chose.

Cherchez bien. Vous avez trouvé votre petit ressort ? Est-ce le même qu'hier ? Ou change-t-il au fil du temps ? Prenez-le dans vos mains, caressez-le,  sentez comme c'est vivant. Comme ça bat tel un coeur de montre. Un quartz. 
C'est qu'en réalité vous tenez votre trésor. Votre sel. Ce qui fait sens dans votre vie. 


¸¸.•*¨*• ☆