lundi 28 août 2017

Terre Happy

Sous-titre : indécrottable...










J'ai une image de l'enfance.
Je suis dans la cour de l'école. Je ne me rappelle plus le temps qu' il peut faire. Peut-être une de ces journées d'automne où le ciel coule comme de l'encre délavée sur les feuilles roussies.
Ou bien un matin de printemps avec un soleil en auréole sur les marronniers en fleurs.
Bref, peu importe. C'est la récré, j'ai sept ans, et j'essaie de me faire des amies parce que mes parents viennent juste d'emménager, que je suis encore la petite nouvelle, et que pour l'instant les filles se moquent de mon accent et conspirent entre elles avec des gloussements de pies.

L'une d'elle me fascine, avec ses cheveux coupés comme un garçon et son air conquérant. Elle s'appelle Gabrielle. Je la vois encore. C'est fou comme un souvenir peut rester net, après tant d'années...Elle me dit viens, on va jouer. Elle se place derrière moi et me donne la règle du jeu: il s'agit de me laisser tomber en arrière, les yeux fermés, et que je ne m'inquiète pas: elle me rattrapera...je dois avoir à peu près la tête de la petite fille de la photo, les fleurs en papier en moins...

Gabrielle ne m'a pas rattrapée. Je me suis étalée comme une grosse merde molle sur le macadam de la cour, sous les rires idiots de ses copines. Lâchée par une fille au prénom d'ange en qui j'avais mis toute ma confiance. Je n'ai jamais oublié la douleur qui a transpercé tout mon être à cet instant-là. Mon amour-propre, ma naïveté, ma candeur laminés en en une seconde. Des étincelles dans le coeur. Comment pouvait-on être si méchante ? 
J'en ai gardé une fragilité, bien sûr, qui a sans doute influencé en partie mes relations aux autres. Mais aussi, paradoxalement,  une force inoxydable. 
Bien sûr la trahison m'est toujours difficile à vivre et l'ombre de cette peste revient me picoter à chaque fois que je me sens blousée. Ah ! Gabrielle, tu brûles mon esprit...
Son geste, qui relevait de l'inconscience d'une enfant, aurait pu avoir de fâcheuses conséquences en me laissant à jamais paraplégique. Ou faire de moi une misanthrope aigrie et méfiante. 
Mais en me préservant du pire ce jour-là, je me dis que le destin m'a comme indiqué la voie, et donné le goût absolu de ce miracle permanent, ce havre, cette consolation magnifiques.
Elle est là, ma force: je fais encore confiance à l'existence. Vous vous rendez compte...Indécrottable...A mon âge et à l'heure qu'il est. Je me relève, et je repars la fleur au fusil. Oui, malgré tout, la Vie, c'est ma terre happy... 



¸¸.•*¨*•




Musique : Solas.

144 commentaires:

  1. C'est difficile l'apprentissage des relations (in)humaines :-(
    Le monde de l'enfance et cruel lorsqu'il singe celui des adultes. Il l'est d'autant plus qu'il n'a pas encore acquis la bienséance hypocrite qui impose de mettre des formes dans l'exécution d'un coup fourré.
    Cette peste avait eu le mérite d'avoir rapidement écarté toute ambigüité la concernant...
    Comme je crois dur comme fer en une justice immanente, elle a probablement eu l'occasion de passer à la caisse....
    Gabrielle si tu nous lis...

    Ti bacio Cara mia

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    1. Qui sait ce qu'elle sera devenue ?
      Etait-elle vraiment méchante ou simplement inconsciente des conséquences, comme beaucoup d'enfants de cet âge ?
      Mais pour avoir longtemps observé le microcosme fascinant des cours de récré, je n'ai jamais eu la réponse à certaines de mes questions sur l'inné et l'acquis...
      Tu nous la joues Drucker avec ta dernière phrase...en direct du studio Gabriel... lol
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'ai des arguments pour savoir que la justice immanente existe...
      Mais c'est trop long à développer ici.

      L'acquis devrait tempérer l'inné s'il est un peu trop brut de décoffrage. Ce qui semblerait devoir être le rôle des parents.
      Là, ils n'ont pas expliqué à leur petite Gabrielle qu'un main tendue et un sourire remplace avantageusement l'envie de nuire. Ou alors, elle n'a rien compris.
      Le monde est plein de Gabrielle qui n'ont rien compris à la Vie. Ne dit-on pas que la moitié du monde est née pour emmerder l'autre ?
      C'est parfois difficile de faire comprendre que l'on n'est ni d'une sorte, ni de l'autre...
      Ti bacio

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    3. Fallait-il encore avoir des parents zen pour expliquer aux enfants, eux qui sont nés innocents. Accolade mon ami le plus sage

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    4. Oui pour cela, il faudrait être le Petit Prince en personne...
      Expliquer qu'on vient d'une belle planète verte où l'amour et le respect sont les mantras les plus récités, et où personne ne s'en moque...
      Moi aussi, je crois à la justice immanente. Le dernier exemple en date : un patronne de café revêche qui chasse mes amis de sa terrasse, sur le bord de laquelle ils s'étaient assis (pardon, ils avaient posé une demi fesse) une minute pour reprendre leur souffle. La terrasse était fermée, ils ne gênaient personne.
      Sans aménité, elle les chasse donc et dix secondes après, à son grand dam, toutes les chaises empilées sur une table s'écroulent avec un grand bruit, sans que personne ne les ait touchées...
      Jouissif. Quand même. Qui c'est Raoul, hein ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. @ Bizak
      Comme je l'écrivais dans une petite nouvelle,
      (http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2016/01/27/1825-petit-conte-philosophique)
      un sage,c'est juste un fou qui a trouvé plus fou que lui.... :-)
      Fraternelle accolade, cher poète des sables.

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    6. J'ai relu ce dialogue pour la vingtième fois et je le trouve toujours aussi magnifique de sagesse et de vérité.
      J'ai relu aussi les commentaires, et je vois que Bizak avait participé au débat de manière flamboyante.
      Merci pour cette piqûre de rappel. Tivogliobene
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. @Céleste et Blutch: oui j'ai relu les commentaires, et cela me donnait, nous donnait le droit d'être des fous plus fous que les fous. De toute façon on dit qu'un fou qui reconnait être un fou, n'en est plus un, telle est la sagesse!
      Mille bises et accolade sans fin

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    8. J'aime bien quant à moi, que vous soyez un peu fous, tous les deux... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    9. Eh, ben alors je vais rejoindre l'autre fou, le poète Charles Bukowsky qui disait: " J'ai un projet, devenir fou!

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    10. Quel singulier poète ce Bukowski...Il était assez comment dire ... brut de décoffrage.
      Etait-il fou ? Ou un peu abîmé par la consommation d'un certain nombre de produits illicites ?...
      En tous cas je préfère ta poésie à la sienne, cher Bizak
      Bises de la nuit
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    11. Merci Céleste, oui t'as raison, Bukowsky était vraiment trop fou, brut de décoffrage comme tu le dis. Il fallait le voir chez Pivot: https://www.youtube.com/watch?v=R_NZ5eGtJKE
      Bisous lunaires

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    12. Incroyable cet extrait...
      On n'imaginerait plus cela de nos jours...un homme complètement ivre sur un plateau télé...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. je me demande toujours comment se sent une Gabrielle, tôt ou tard, après ce genre de haut fait...

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    1. Je crois vraiment, comme Isabelle Padovani, que derrière toute violence se cache une souffrance. Et les souffrances de l'ego peuvent déchaîner de rares violences...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Reste à savoir si l'on peut admettre que l'égo malmené d'un futur chef d'Etat peut l'autoriser à déclencher des guerres...?
      Ce qui me gêne dans le discours d'Isabelle Padovani (et d'autres aussi) c'est qu'il n'est accessible qu'à ceux qui ont un minimum d'ouverture d'esprit. Pour les autres, c'est juste pris pour une excuse, une sorte de blanc seing pour continuer leur prédation.

      Je ne suis pas certain qu'il aurait suffit d'expliquer à Sarko que provoquer une guerre en Libye ne se justifiait pas par ses humiliations scolaires, pour éviter le chaos actuel dans ce pays... Je ne suis pas certain non plus (litote) de l'absence de calculs froids et abjects...

      La violence de Gabrielle a ceci de tordu qu'elle est totalement gratuite, le fruit d'une duperie et d'un mensonge. C'était froid et calculé dans le but d'humilier.
      Si c'est le fruit d'une souffrance, ça donne du boulot aux psys...

      Baci


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    3. Gabrielle avait peut-être des parents qui l'élevaient dans l'idée qu'il fallait s'imposer, et dans le culte du "moi d'abord" J'en ai connu, de ces parents qui armaient le bras de leur enfant en leur disant "si on t'attaque, tu te défends". Je mettais alors des plombes à leur expliquer (en vain) que bien sûr il faut se défendre, mais en allant chercher un adulte, un médiateur, pas en cognant à son tour...
      Ou alors, pour eux, la vie n'avait pas de valeur...Combien d'enfants s'amusent cruellement à torturer des insectes ou des chats, juste parce que c'est rigolo...
      En tous cas, sans parler de souffrance, c'est toujours le signe d'un dysfonctionnement, ou l'indication de quelque chose de plus grave. Les enfants victimes d'abus sexuels ont souvent des comportements violents, comme s'ils essayaient d'alerter inconsciemment les adultes...
      Quant à l'ouverture d'esprit, bien sûr qu'il en faut pour être un Gandhi. Mais si le monde doit être "sauvé" un jour, ce ne sera pas par les esprits obtus, ça c'est une certitude... ;-)
      Baci caro
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. S'il n'y en avait qu'une...mais il y a tellement de Gabrielle à tête d'ange mais à l'esprit de démon. Et c'est vrai qu'à l'âge adulte, ces vilaines filles peuvent faire encore des dégâts en toute impunité. Avec tout ce qui m'arrive depuis quelques mois, j'ai bien de la peine à croire encore à une justice immanente. Mais tout comme toi, J'ai encore envie d'avancer pour voir. Comme toi indécrottable. On devrait d'ailleurs fonder un club. Le CI. (Club des indécrottables)
    Avis aux amateurs! Bises alpines et attention aux plus grosses crottes. Elles peuvent sentir très mauvais. 😁

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    1. Crois que je compatis à ta difficulté présente, moi qui suis empathique de par ma nature hypersensible.
      Et même s'il n'y a pas vraiment de bras vengeur de justice immanente, prêt à faire un croche-pied aux vilains et vilaines qui t'ont fait du mal, je sais quand même que tu t'en sortiras, debout et la tête haute, en ne devant rien à personne qu'à ton courage.
      N'est-ce pas le plus important, chère indécrottable optimiste ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Ah...Célestine, que j'aime te lire !!! Sais-tu qu'avec peu de différences j'ai vécu la même histoire que toi. Poussée en avant mon premier jour d'école par une peste. Tombée sur le front dans les graviers de la cour. et la conviction précoce que je n'étais pas armée pour ce genre de vie. Et puis oui, malgré tout la Vie, belle et moche tout à la fois. Je t'embrasse.
    anne

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    1. Pousser a toujours été l'arme des faibles : faire trébucher quelqu'un, quel plaisir morbide peut-on y trouver.
      On est loin du « donne lui tout de même à boire, dit mon père »
      Qui est armé contre la perfidie ? On apprend plutôt à gérer ses émotions, à se renforcer de l'intérieur, genre « la bave du crapaud etc etc...»
      Jamais je n'ai eu l'idée de me venger d'un coup bas, c'est idiot, même si j'ai sans doute transféré ce besoin en aimant les histoires de vengeance, comme celle de Lagardère, par exemple...
      Merci de ton passage toujours apprécié, Anne.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. J'aime bien ton optimisme indécrottable, et tu as raison, la vie est belle quand on le décide, j'en suis persuadée, surtout dans notre monde où nous ne manquons de rien.
    J'ai des souvenirs d'école et de chipies qui ressemble au tien.
    Et tu te souviens de cette prof de piano qu'un de ses élèves a rendue handicapée en lui faisant "une blague" : elle lui avait retiré sa chaise au moment où elle s'asseyait. Toute une vie gâchée par le geste inconsidéré d'une gamine qui ne savait pas ce qu'elle faisait. sauf qu'on avait peut-être oublié de lui enseigner le respect du professeur...
    la vie peut aussi être cruelle
    Bises
    Angela

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    1. Oups ! Qui ressemblent c'est mieux, maîtresse.

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    2. Oh oui, je me souviens de cette histoire terrible. Dans l'histoire, le plus difficile c'est qu'il n'y avait pas vraiment de coupable, à part la faute à pas de chance... responsable, pénalement, oui, mais pas coupable d'avoir huit ans et de ne pas mesurer les conséquences de ses actes...On ne peut pas mettre une gamine en prison... Une lourde peine pour la victime de ce jeu idiot, mais aussi pour l'auteur, et pour ses parents qui doivent être rongés d'un remords inextinguible.
      C'est pourquoi je me dis que ce jour là, j'ai eu de la chance de ne pas me sectionner la colonne vertébrale.
      La vie est fantasque. Et essayer de la mettre en équation, c'est se taper la tête contre les murs pour rien.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. Ta Gabrielle était une peste, sans cette histoire, tu aurais été la même Célestine, ce n'est pas une peste qui fait perdre la confiance dans la vie.

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    1. Nul ne guérit de son enfance a dit le poète.
      Certaines choses graves subies quand on est enfant peuvent casser la confiance à tout jamais.
      Mais là, comme je le dis, j'ai eu de la chance.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Och aarme ! Comme on dit par ici...
    Mais autant apprendre tout de suite que le monde est rempli de faux-culs !
    Je te concède cependant que l'apprentissage peut se révéler très douloureux.
    Gabrielle a donc contribué à sa façon à faire de toi cette personne qui nous enchante chaque jour !
    Quoi ? C'est tiré par les cheveux ?
    Ça aussi, c'est un coup favori des chipies...
    Bisous !

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    1. Oh non, ce n'est pas tiré par les cheveux ( bien que cela donne lieu à un de tes délicieux jeux de mots)
      C'est au contraire très censé de se dire que chaque expérience, bonne ou mauvaise, chaque rencontre, chaque échec et chaque réussite, contribuent à faire de nous ce que nous sommes.
      Merci pour tes mots qui font chaud au coeur mon Boss préféré.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Je signe tout de suite pour faire partie du club !
    Tu vois Célestine, ton histoire trouve une résonnance en nous, mais toi tu y mets les mots et les images qu'il faut pour nous émouvoir et même sourire...
    Je suis à peu près sûre que la Gaby (oh Gaby) ne se souvient pas du tout de cet épisode, sorte de bizutage-jeu dont elle ne devait pas imaginer la portée. Son mode de fonctionnement a, je l'espère, évolué en grandissant.
    Mais toi, au lieu d'en avoir gardé trop de vulnérabilité et méfiance, tu t'es forgé un caractère et une foi en l'homme à la hauteur de ta résilience.
    Belle journée,
    eMmA

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    1. J'espère aussi, pour elle, que son mode de fonctionnement a évolué...
      Ce que tu dis de la résilience, c'est vrai, je ne l'aurais pas exprimé aussi bien. C'est tout à fait ça.
      Je sens cette force en moi et tant que je la sentirai, il me semble que rien ne pourra jamais m'abattre.
      Bisous ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Comme tu dis bien les choses. En l'art de me relever je ne suis pas un maître. Kisses from Jules or Jim, Angel Baby.

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    1. Parfois, on a besoin d'une main tendue pour se relever, et je n'ai jamais dit que je me relevais toute seule à chaque fois. Un regard, un signe, une parole, suffisent bien souvent quand on cultive cette flamme de force au fond de soi.La force d'attraper la main tendue, et de la serrer assez fort.
      Kisses et atttttb
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais et j’ai toujours eu une tendance à toujours bien accueillir un nouvel arrivant(e), qu’il (elle) venait de loin, un transfuge d’école, ou simplement pour un besoin de changer de lieu et je dirais même qu’en règle général, il ou elle avait ma souvent ma prédisposition de devenit son ami. Je ne comprends pas ces petits chenapans, ces arsouilles, ses saintes nitouches qui jouissaient du plaisir à faire mal à tout ce qui n’était pas de leur couleur, de leur sexe, de leur clique, de leur chapelle etc.., et je ne comprendrais jamais pourquoi les cœurs sont si différents et surtout impitoyables, quand cela venait d’un enfant. Ce que tu dis dans ton texte Céleste se passe et s’était toujours passé ailleurs et dans n’importe quel pays, villes et villages du monde et même peut être dans l’au-delà. Si la haine et l’amour existent, il est vrai avec des nuances et intensités différentes chez chacun, pourquoi la haine devaient-elle toucher les enfants, eux qui étaient faits comme des anges ? On dirait que chez certains(nes) la haine et la vengeance étaient programmés dès leur naissance et de plus ils choisissaient comme victime généralement celui ou celle qui ne montrait aucune velléité pour la guerre ni pour une quelconque méchanceté, mais bien au contraire, plutôt celui ou celle enclin(e) à la douceur et à la bienveillance« Pour mieux te dévorer mon enfant aurait dit la fausse grand-mère du chaperon rouge ».
    Il faut du tout pour faire un monde, et je suis heureux à n’avoir jamais fait partie de ceux qui sèment la haine à tout bout de champ, mais de ceux qui offrent une fleur ou une main à celui ou celle dont le regard n’exprime que l’amour ou l’amitié ou tout simplement n’exprime juste qu’un besoin de ne pas être seul(e).
    Bisous de cœur

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    1. Ton coeur est bon et généreux, voilà pourquoi il te paraît inconcevable de ne pas accueillir un nouveau venu avec bienveillance.
      On me dit souvent que j'ai un regard étonné. Et c'est vrai, je suis toujours étonnée, voire sidérée par la méchanceté. Je n'arriverai jamais à m'y faire.
      La haine et l'amour ne sont que les deux faces d'un même sentiment, mais la première fait émerger les côtés sombres de l'individu, quand le second tente de semer des fleurs sur les chemins de lumière.
      J'ai choisi la lumière. Un chemin pas toujours facile, on a tous des zones d'ombre, des sentiments peu glorieux.Moi comme tout le monde. Je ne les renie pas.
      Mais l'espoir est, et reste dans les enfants, dans leur faculté d'émerveillement, et malheureusement beaucoup d'enfants sont abîmés trop tôt par des adultes qui ne respectent pas leur innocence et leur inculquent la haine et la violence comme des principes. Voilà pourquoi sans doute, j'ai choisi ce métier hautement difficile. Pour apprendre aux enfants à cultiver les bonnes graines en eux. Et à laisser tomber les autres.
      Bisous d'espoir
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Les blessures d'enfance nous marquent au fer rouge et ton billet m'a touché au cœur.... Les enfants sont terriblement cruels et j'en ai gardé de terribles souvenirs et une grande sensibilité...
    Mon fils ce grand sensible est rentrée de son stage la semaine dernière avec des larmes plein les yeux. Il m'a dit que R et D sont méchants et j'ai deviné leurs cruautés. Je voudrais le protéger de ces coups dans le dos mais comme tu l'as si bien écrit - ces blessures deviennent des armes, des armures et des munitions pour la vie. On aimerait s'en procurer autrement....

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    1. Pauvre Koala, qui découvre la méchanceté et la cruauté...
      Grandir, c'est comprendre que cela existe, nous ne sommes pas dans des bulles, et nous devons apprendre à affronter dignement les mauvais coups, les insultes, les trahisons.
      La vie est une grande pièce de Shakespeare, à nous de choisir notre rôle...

      Consoler, c'est apporter le contre-poison. Panser les blessures. Et faire comprendre que la violence n'est pas inéluctable, et qu'elle fait encore plus mal à celui qui l'utilise qu'à celui qui la subit.
      Nul doute qu'il trouvera tout cela dans les bras de sa maman.
      Bisous ma miss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Les apprentissages sont parfois douloureux, une blessure reste ce qu'elle est. Les enfants peuvent faire preuve d'une troublante cruauté; mais il est possible aussi que, comme tu le suggères, l'enfance de cette petite n'ait pas été qu'un puits sans fond de douceur. "Un enfant terrible est un enfant terriblement malheureux", c'est de qui, déjà? L'essentiel étant, pour la victime, de ne pas perdre l'estime de soi, et devenir une proie facile. Il semble que tu aies gardé la tienne, et c'est tant mieux. Ça n'empêche pas pour autant les défaillances et les coups de pied au cœur dans une vie, mais au moins, on s'en remet.
    Bises endurantes

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    1. Oui je donne à qui veut l'entendre le lien de la video d'isabelle Padovani, un beau message de paix et de non-violence.
      Aucun bébé ne naît terroriste. Comprendre n'est pas accepter. C'est juste ne pas rajouter de violence aveugle dans un monde qui en est déjà saturé.
      Bises solidaires
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Je me demandais, lisant ton texte : aurais-je pu être la peste que tu décris ? Je ne suis pas certaine de crier : "non, moi, jamais !" J'ai quelques souvenirs dont je n'aime pas me souvenir, qui ne sont pas non plus à mon honneur. Sans aller jusqu'à mettre la vie d'autrui en danger, on peut détruire sa confiance, briser sa joie de vivre, éteindre sa spontanéité à aller vers les autres. Je garde un très mauvais souvenir de toutes mes années passées dans une institution catholique et un émerveillement de mes dernières années de scolarité au lycée public.

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    1. Je comprends ce que tu exprimes là. Et je t'en remercie. Ce n'est pas toujours évident de reconnaître que l'on n'est pas tout blanc ...
      Je n'ai fait que raconter ce qui m'est arrivé, et ce que j'ai ressenti, mais tu remarqueras que je ne porte pas de jugement sur cette fille. Ce qu'elle a fait était méchant, mais cela ne veut pas dire qu'elle était méchante.
      On a peut-être, chacun, sans le vouloir, dans notre existence, dit ou fait quelque chose que quelqu'un d'autre a mal pris, ou qui a entamé sans confiance en soi ou en les autres...
      Qui peut savoir ?
      De la même façon, je ne tirerai pas de conclusion hâtive de ta dernière phrase. Même si elle fait écho en moi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Je compatis ... A l'image de ton sous-titre, je suis une indécrottable naïve qui vit au pays des Bisounours, à toujours trop faire confiance ... et toujours finir par être celle à qui on fait les mauvaises blagues. Je me suis fait avoir souvent ... de moins en moins maintenant, j'ouvre les yeux plus vite : la bonne poire juteuse a été trop pressée. Mais l'estime de soi en prend un sacré coup à chaque fois ... C'est aussi une nouvelle leçon apprise à chaque fois. Et dans tous les cas, il faut encaisser et continuer à avancer (ou continuer d'avancer ? Il faut trop chaud pour bouger et Monsieur Larousse est trop loin :-P).

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    1. Comme ça me parle ce que tu dis...
      Les mauvaises blagues, le trop d'empathie, trop de confiance et l'estime de soi en baisse...
      Heureusement, tu l'as dit, on progresse.
      On continue à...ou de...s'informer sur ce site intéressant, qui dit que les deux tournures sont valables mais pas tout à fait équivalentes...
      Bisous Sabine
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Intéressant ce site, merci !

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    3. Avec plaisir, you're welcome, my dear !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. Cruauté de l’enfance dominée par la pulsion de jouissance de la toute-puissance, que cache-t-elle en réalité.
    Mais, il n’empêche que cet acte gratuit aurait pu laisser des séquelles.
    Le résultat en est tout autre.
    Je ne doute pas que ton désarroi a dû être compensé par l’amour des tiens, puisque tu es devenue la rayonnante, celle que l’on connait et apprécie.

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    1. Oh Jak c'est gentil. Parfois la rayonnante se sent comme une petite loupiote...
      Mais tu as raison, les conséquences auraient pu être grave.
      Je devais avoir un ange gardien pas loin, ce jour-là...
      Je t'embrasse ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. En lisant ton texte, j'en ai eu des frissons dans le dos en te voyant tomber en arrière sans être retenu. Fort heureusement, cela t'a apporté une grande force. J'ai connu aussi d'autres vilaines et méchantes blagues. Cela existe encore malheureusement. Ma petite-fille maintenant majeure, ne voulait plus aller à l'école primaire pour diverses raisons. Maintenant, elle va bien et souhaite devenir bibliothécaire. Les enfants sont parfois cruels.
    Bisous chère Célestine.

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    1. Quel beau métier que bibliothécaire !
      Je suis désolée pour ta petite-fille qu'elle ait dû subir des choses désagréables dans un lieu qui ne devrait être que merveilleux pour les enfants.
      Mes rêves d'école sont intacts. Je n'ai jamais pu me faire à cette cruauté...
      Bisous ma rêveuse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Une expérience de vie. Tu en as tirer la meilleure leçon. Moi aussi, je suis en général accueillant avec les gens que je ne connais pas mais je connais beaucoup de personnes qui sont toujours méfiants quand ils rencontrent quelqu'un. Tu as raison de rester indécrottable, il ne faut pas prendre le risque de passer à côté d'une belle rencontre.
    Bises.

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    1. C'est une philosophie qui me va bien.
      On nous dit qu'il ne faut pas parler aux inconnus..
      Mais les gens que l'on connaît ont été un jour des inconnus, et si on ne parlait jamais aux inconnus, on ne les aurait jamais rencontrés...
      Tu vois, je suis bien indécrottable...
      Bises cher Patrick
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Bonjour chère amie Céleste,

    La meilleure « terre happy » contre les blessures que nous inflige la vie par ou pour les autres c'est effectivement de croire en elle par-dessus tout.
    Pendant mon voyage je découvre un livre merveilleux que j'aimerais partager avec toi.
    Prends soin de toi , étoile brillante dans nos nuits

    Bisous
    Pierre

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    1. J'ai hâte de connaître ce mystérieux livre...
      En attendant j'en lis un très drôle en ce moment, ça me fait du bien...
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. "Nul ne guérit de son enfance", ça me parle, moi dont les casseroles fabriquées à cette époque continuent parfois à résonner malgré le travail d'archéologue qui les a exhumées (tu fouilles, tu fouilles, et d'un coup, hop, une casserole ! Ca change rien a ta vie, mais au moins tu peux la nomment ["Big Ben", par exemple !...] et tenir compte de son existence...)

    Bon ,j'entends dans la musique de Solas que ton p'tit coeur il est encore en chaussettes ! Ce morceau me fait irrésistiblement à celui-ci, "A Daisy in December", jouée par Winifred Horan, la merveilleuse violoniste de Solas, et j'imagine combien ça doit te parler, à toi qui rêvais de jouer de ce fabuleux instrument :
    https://www.youtube.com/watch?v=Z_vnTGgx2y4

    Et comme on peut pas rester tout le temps le coeur au bord des yeux, voilà, des même Solas, "Coconut dog", qui dégage une telle énergie que je l'emploie à me foutre des coups de pied au cul les matins de vagalâme : https://www.youtube.com/watch?v=xD_3CnaeCoM

    Enjoy !

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    1. Oui j'ai les yeux au bord du coeur en chaussettes, et ça me parle, moi qui ne serai jamais une « merveilleuse violoniste »...
      Dans la vie, on apprend à renoncer à certains rêves, et pour cela, rien ne vaut de s'en fabriquer d'autres, de nouveaux rêves intacts et encore possibles. C'est sans doute une des plus grandes leçons que la vie donne aux rêveurs comme moi.
      Je tourne une page. Ça ne va pas sans larmes. Mais les pages blanches, c'est beau aussi...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Les rêves, on se les fabrique ou bien ils naissent en nous ? On les décide ou bien ce sont eux qui nous inspirent ? Peut-on renoncer à nos rêves ou bien seulement à ceux qui n'étaient pas assez puissants ?
      Questions que pourrait avoir un rêveur un peu en panne ;)

      J'aime bien l'idée de la beauté des pages blanches

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    3. Pourquoi choisir dans tes alternatives ? Je crois que les rêves naissent d'un désir en nous, comme des bulles, et que se les fabriquer, c'est se mettre à leur écoute, les laisser émerger, doucement mais sûrement, leur donner une consistance, une épaisseur, une possibilité, même infime, de se réaliser.
      Ils nous inspirent et on décide de leur laisser une chance, de la place, toute la place...ou bien on se voit obligé d'y renoncer, parfois.
      Quand on renonce, c'est souvent qu'ils engageaient d'autres personnes que nous, qui ne nous ont pas suivi à un moment donné.
      J'aime beaucoup tes questions, auxquelles je donne des réponses vite faites, mais qui mériteraient de disserter plus longuement, peut-être ?
      Je crois sincèrement à la beauté des pages blanches, stimulantes plutôt qu'angoissantes comme on le dit toujours...
      C'est un peu comme un chemin qui s'enfonce dans une forêt inconnu et que l'on a envie de suivre, soudain... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Merci pour ces réponses éclairantes, qui me satisfont pleinement (bien que je ne faisais que formuler à voix haute les questions que tes phrases m'ont inspiré).
      L'idée du nécessaire renoncement quand on n'est pas suivi me plaît bien aussi :)

      La page blanche, hélas, c'est un peu mon problème en ce moment, comme tu le sais. En écriture, évidemment… mais aussi pour le reste, finalement. Je n'avais pas fait ce rapprochement et je te remercie de me l'avoir permis.

      Plutôt que le sentier forestier, je la verrais plutôt comme un grand désert sans aucune piste, sans direction, sans repères. C'est pas que ce soit angoissant… mais ça demande de la patience. Laisser venir. « On verra bien », dirais-je. « On s'en sortira toujours », pourrait-on ajouter ;)

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    5. J'y crois profondément, c'est l'héritage de mon père. Ce n'est pas rien de lui rendre hommage...
      Ton désert s'éclaircira. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Hé, tu ne seras peut-être jamais une merveilleuse violoniste, mais t'es déjà une sacré guitariste, et j'aimerais bien réussir à arpéger comme toi !
    ;o)

    Et puis parfois on reprend d'anciens cahiers, maint fois relus, mais dont le contenu évoque toujours de doux souvenirs...

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    1. Sacrée guitariste...bof bof... Disons que je suis une sacrée dilettante. ;-)
      Mais j'assume.
      Pour les anciens cahiers, je ne sais pas...Ce qui est dur, c'est de devenir soi-même un ancien cahier...
      Alors je préfère me tourner vers l'avenir. L'écriture a besoin de frémir, de frissonner pour s'exprimer. En tous cas la mienne. Je suis comme ça...
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Tu vas de nouveau avoir des problèmes avec le Limousin...:-)

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    3. Mais non, il m'adore mon petit Bof...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Ah je savais bien...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. C'était juste pour le faire sortir de son trou..... :-D
      Saluti à Bof e baci per te

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    6. Un trou?
      Il y a encore 3 résidences secondaires sur 4 occupées pour quelques jours encore.
      Après, on se retrouvera à quatre habitants pour l'hiver. Heureusement que la mairie ouvre quelques heures par semaine et qu'une messe doit se célébrer en novembre, je crois.
      En tous cas ( ou en tout cas, je me rappelle pas, mais la belle va corriger, sûr, segur ), c'est sympa de te préoccuper, Camarade.

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    7. @ Bof
      La 4e, celle qui a été désertée est celle de ton Chou?

      J'avais fait un usage imagé du "trou". C'était en aucune façon péjoratif car je partage mon temps entre deux trous perdus, oubliés des dieux Progrès et Modernité... Et j'en suis fort aise.
      Hola compañero

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    8. J'ai remarqué, il suffit de dire Bof et hop, il arrive...
      Je me suis toujours demandé comment il faisait ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    9. Oups, j'ai oublié, mon petit Bof: on dit « en tout cas » au singulier... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. Les chausse-trapes de l'enfance laissent pourrir en nous des souvenirs indélébiles.
    C'est débile non? C'est certainement ce qui nous construit le mieux, même avec des larmes dans les yeux.
    Bises d'enfance.

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    1. Oui sans doute un peu débile,
      un peu malhabile,
      un peu volubile...
      Les souvenirs se gravent et nous forgent
      Et l'on grandit
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. « Je fais encore confiance à l'existence » dis tu…
    Probablement de façon moins aveugle, moins candide que lors de cet épisode navrant que tu racontes. Je crois qu'on ne peut pas éviter d'ajouter à la confiance une once de prudence. Dès lors la confiance ne peut plus être totale. Et c'est tant mieux, peut-être, puisque si l'existence n'a pas une once de mauvaises intentions, notre humanité ne saurait s'en défaire totalement.
    C'est donc avec une confiance consciente et mesurée que l'on peut, néanmoins, choisir de partir la fleur au fusil :)

    Des bises, grande fille de sept ans.

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    1. Je ne sais pas comment je dois prendre ton trait d'humour...
      Grande fille de sept ans, ça ferait celle qui n'a pas grandi, un peu bébête, non ?
      Quand je dis que je fais encore confiance à l'existence, c'est qu'après un revers, une épreuve, une infortune, une tribulation, je garde toujours l'espoir de me reconstruire, et de repartir sur du neuf...
      En ce sens, oui, cela peut paraître candide, mais je crois surtout que c'est une façon d'être qui n'a pas de lien avec l'âge. une philosophie de vie, profondément ancrée en moi par la parole de mon père: « On s'en sortira toujours.» Une parole fondatrice.
      Consciente et mesurée je crois avoir fait la preuve que je le suis. ne prôné-je pas à longueur de billets ce juste milieu si difficile, si exigeant, mais si constructif, et notamment en matière de relations humaines ?
      Oui, j'ai été blessée, et je suis échaudée, prudente, mais cela ne m'empêchera jamais de me lancer à la conquête de mes rêves ou de mes désirs.
      Jusqu'au grand saut final...mais alors là...on n'en est pas là. Je vis quand même avec l'idée que ça pourrait être demain; même si je fais comme si on était partis pour rester.
      Bises, grand frère
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Oups, malentendu ! « Grande fille de sept ans » c'était une façon affectueuse de parler à celle que tu es aujourd'hui, toujours habitée par cette part de toi qui, à sept ans, fut marquée par cette mésaventure à forte portée sur ton existence.
      Il y avait moins d'humour que de tendresse (ou d'affection) :)

      Je ne pointais pas sur la candeur comme si elle était une tare dont il faudrait se débarrasser. Au contraire, je partage avec toi l'idée qu'il est bon d'en garder une certaine dose (ce n'est pas notre ami Candide qui me contredira, avec un tel pseudo). Je me revendique comme tel, par exemple. Candide et lucide me semble être une belle alliance de contraires :)

      Peut-être suis-je admiratif de ta constance, malgré les blessures de confiance qui t'on marquée. Je ne suis pas sûr d'être doté de la même persévérance, quoique je ne renonce pas facilement à mes rêves. Je remarque simplement qu'ils ont peut-être quelques difficultés à éclore.

      Le grand saut final, je ne l'aurais pas associé avec les rêves et les désirs mais c'est plutôt bien vu : mourir en gardant la capacité de rêver jusqu'au dernier souffle, c'est pas mal comme idée ;)

      Bises fraternelles et égalitaires

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    3. L'avantage que nous nous connaissions bien, c'est que tu sais que mes réactions parfois un peu épidermiques n'ont rien de délibérément tournées contre toi...Et qu'une explication est un baume sur ma peau.
      Pardon de n'avoir pas senti la tendresse dans ton expression, mais plutôt de l'ironie un peu goguenarde.
      La candeur est loin d'être un défaut pour moi, et d'ailleurs on m'a souvent parlé de la mienne dans des termes que je qualifierais d'admiratifs.
      Notre ami Candide ne nous contredira pas, je pense.

      C'est vrai qu'il est bon de mêler la candeur à de la lucidité, et je crois que je n'en suis pas dépourvue.
      Quant à tes rêves, je suis persuadée qu'ils ne vont pas rester en panne bien longtemps.
      Je te le souhaite en tous cas.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Je sais que l'écriture est parfois propice aux malentendus ;)
      On croit parfois percevoir ce qu'on redoute… et fort heureusement lever les ambiguïtés dès qu'on en fait part.


      Merci pour tes souhaits. J'y suis sensible.

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    5. Merci pour ce dialogue nocturne qui me réjouit.
      de tout coeur
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. @ vous deux : je ne contredis point à propos de la candeur de notre hôtesse qui est rafraîchissante, et la voir s'émerveiller devant les toutes petites choses de la nature et de la vie nous ramène peut-être à un essentiel que le vie d'adulte nous fait un peu perdre de vue.
    Quant à moi, j'assume totalement mon pseudo, sciemment choisi...
    ;o)

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    1. Les poètes, les fous, les acrobates, les saltimbanques...une autre façon de concevoir ou simplement regarder la vie, mais pourquoi y en aurait-il une mieux qu'une autre ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. si la récré est riche en échanges et permet aux amitiés de se nouer, il n’empêche, il peut survenir des événements qui sont source de souffrance pour l’enfant. Paradis pour les uns, enfer pour les autres : la cour de récréation ne laisse aucun enfant indifférent.

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    1. Paradis et enfer sont peut-être des mots un peu forts pour désigner ce lieu, mais il est vrai qu'il s'y joue pas mal de psycho-drames qu'il est judicieux de ne jamais prendre à la légère.
      C'est sans doute un rôle important des adultes en charge d'éducation.
      Bisous miss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Lorsque j'étais gamine, je n'ai jamais été victime de tels actes, mais par contre, parce que j'étais lente et très timide, j'ai souvent été victime de moqueries, cela n'arrangeait pas ma difficulté à communiquer avec les autres. Je ne pense pas que cela m'ait donné une force, car je me fais encore régulièrement rouler dans la farine de par ma naïveté, mais j'en suis consciente, et finalement je la revendique haut et fort ma naïveté ! (sourire)
    Belle journée, Célestine. Je m'éloigne à nouveau quelques jours de la blogosphère.

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    1. Bien sûr que si, cela t'a donné de la force...Je pense que ta force, tu en fais la démonstration en disant que tu t'assumes haut et fort.
      Belle pause alors, Françoise.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. Oui, les conséquences auraient pu être tragiques ou en tout cas longue durée. Sans compter une éventuelle vengeance accomplie des années plus tard au mariage de Gabrielle dont tu aurais pu tâcher la robe de sang à l'arrière (j'en rirais avec toi aujourd'hui...)

    Le fait est que comme tu dis, Gabrielle n'avait aucune idée qu'une "blague" pouvait contenir un vrai danger. Moi-même avec mon amie Annick nous avons trouvé hilarant de dire à notre amie (notre amie, oui!) Colette de fermer les yeux, que nous allions la guider dans la rue. Nous l'avons guidée sur un poteau, riant d'avance, sans aucune idée ni de la douleur et encore moins des risques.... C'est quand elle s'est presque évanouie de mal, en pleurs, que nous avons réalisé, tétanisées. Colette m'a retrouvée sur Facebook récemment et je n'ose même pas lui en parler :D

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    1. Pour me "venger" si longtemps après, il faudrait que je sois sacrément rancunière...or je n'ai pas ce travers là (bien que j'en aie des dizaines d'autres) et je préfère oublier les petites misères que l'on peut me faire. Une sorte d'amnésie sélective. Bon sauf évidemment quand je me rappelle soudain un épisode de mon enfance...
      Cela dit, tu as raison, certaines blagues d'enfants peuvent être lourdes de conséquences, pour eux-mêmes ou pour leurs victimes. Eduquer, c'est sans doute les faire accéder à cette conscience-là, celle dont parle Alain dans son comm.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. Ah la la ! Sur le dos les bras en croix ! ça n'était pas la Terre happy, mais plutôt la Terre à délits !

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    1. Hé hé la grande forme, Andiamounet.
      Excellent !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Nous avons tous croisé des vilains et des vilaines sur nos chemins de vie et ils ont laissé des cicatrices que nous pouvons transformer certaines fois en broderies... mais pas toujours ! Ah la la, céleste Célestine, rien n'est simple dans notre passé, mais aujourd'hui nous sommes assez grands et grandes pour dire NON aux vilains et aux vilaines. Bises étoilées. brigitte

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    1. Les vilains et les vilaines, ça a peut-être été nous à un moment donné, sur la route de quelqu'un...
      Gardons à l'esprit que si rien n'est simple, c'est sans doute parce que rien n'est manichéen...
      Bisous ma plume
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. On a tous une Gabrielle – et même plusieurs – au fond de la mémoire. Selon les jours, il est vrai que leur souvenir revêt des couleurs différentes. Les jours de fragilité, il vient nous parler des aspérités de la vie et voudrait nous décourager. Mais avec le temps j’ai fini par me dire que la vraie, la seule, la merveilleuse victoire, c’est de suivre notre route, en souriant, en chantant, en dansant ! On n’a qu’une vie. On ne va quand même pas laisser une Gabrielle – et même plusieurs – nous la bousiller. En conséquence, les jours de félicité, Gabrielle – et ses comparses – j’m’en bats l’œil. J’ai même découvert que je peux utiliser le souvenir de Gabrielle : il m’est utile au jour le jour pour mieux me connaître et mieux identifier mes états intérieurs. Bravo, donc, Célestine: se relever et garder confiance dans la Vie, c'est vraiment la meilleure attitude. Merci pour ce billet

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    1. Tirer enseignement de toute expérience pour améliorer sa propre vie. Voilà qui est sans doute la façon que tu as choisie, tout comme moi, de traverser l'existence.
      Je crois toutefois qu'il est nécessaire de bien faire le distinguo entre "garder confiance dans la vie" et "faire confiance aux autres" c'est un peu différent, et la vie nous apprends, heureusement à ne plus accorder aveuglément notre confiance. je pense que tu seras d'accord.
      Merci pour ta réponse pleine d'énergie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Oui, Célestine, j’ai bien écrit : « confiance en la Vie », la Vie, en tant que grand système, dans lequel nous évoluons, respirons et faisons mille expériences. Quant à la confiance que nous pouvons placer dans les autres, c’est autre chose. C’est une chose fragile, qui comporte toujours une part de risque, risque qu’il s’agit d’évaluer à chaque fois : faut-il le prendre ? Ou pas ? Il est ici question d’écouter son instinct (enrichi par nos expériences et nos désirs) et …d’éventuellement miser. C’est-à-dire : risquer de perdre, risquer de gagner.

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  30. Joli texte sur l'enfance et ces comportements parfois idiots et dangereux et la sournoiserie et la méchanceté de certains enfants. Mais aussi sur la vie en générale pendant laquelle on est confronté à des situations de tromperies, de méchanceté ou de mesquinerie qui nous font souffrir. On a beau se dire que l'on ne nous y prendra plus, on tombe un jour sur quelqu'un ou quelqu'une sur qui on fonde des espoirs qui s'écroulent parfois quelques mois après... Mais peu importe, le rencontres sont enrichissantes et font grandir... même s'il y en a certaines dont on regrette qu'elles aient eu lieu.
    belle journée!

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    1. Je ne retiens que le principal de ton commentaire : les rencontres sont enrichissantes et font grandir.
      Oui, toutes les rencontres.
      Et je ne crois pas qu'il faille regretter de les avoir faites. Car à sa façon, en positif ou en négatif, tout rencontre nous forge et nous fait évoluer, à condition d'y porter réflexion.
      Belle soirée
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Je crois qu'elle ne se rend pas compte que la conséquence pourrait être grave! Plus tard, on rencontre des gens qui "jouent" sachant que les conséquences peuvent être graves. Cela, c'est autre chose! Je n'ai pas eu ma "Gabrielle" dans mon enfance, mais j'en ai eu dans ma vie d'adulte. J'apprends chaque fois, puis j'oublie et revoilà... En réfléchissant, je me dis que le bon Dieu était à chaque fois avec moi !

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    1. Le bon dieu, Joséphine Ange Gardien, ou Gemini Cricket...peu importe le nom que l'on donne à cette fameuse conscience profonde...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. La fleur au fusil ? Comme tu y vas ! La fleur au bout du stylo suffira peut-être ? ;-)

    P.S. J'ai adoooooré Dieppe !

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    1. C'était une expression m'n oncle !
      Moi les fusils, tu sais...
      j'ai hâte de voir tes photos de ce coin charmant... :-D
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. De toute expérience tu sais tirer la "substantifique moelle". Bien sûr la vie laisse des cicatrices mais ceux qui en sont à l'origine ne doivent pas se sentir très bien dans leur peau, pendant que l'adversaire , lui, en sort grandi et ne retombera pas (EN PRINCIPE) dans le même panneau. Enfin .....c'est ce que je te souhaite. Bises pélerines

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    1. Tirer les leçons, oui, à chaque instant, et ne pas juger les apparences...
      Un chemin qui puise ses racines dans l'enfance et se déploie de façon magnifique pourvu que l'on prenne garde aux chausse-trapes et aux écueils de la route...En gros, c'est passionnant tout ça, les relations humaines, les rencontres, tout ça...Et le voyage vaut le coup. Ce n'est pas à une pèlerine de Compostelle que je l'apprendrai.
      Bisettes
      ¸¸.•*¨*• ☆


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  34. Je n'ai pas lu les commentaires. Trop nombreux. Trop long. Donc ce que je vais dire a peut-être déjà été abordé. Auquel cas je m'en excuse.
    C'est ce que j'appellerai la question d'une sorte d' « excès de confiance » de l'enfant que tu étais alors.
    Comment cet excès peut naître dans une personne ?
    L'une d'elle me fascine, avec ses cheveux coupés comme un garçon et son air conquérant. Elle s'appelle Gabrielle.
    Il y a sans doute là un élément de réponse.
    Évidemment, tu étais enfant, comme elle, et donc tu n'avais pas une construction intérieure d'adulte. Elle non plus.
    Pour moi, il y a un danger à penser que la confiance peut-être un automatisme humain. Il faut « des raisons » de faire confiance. Or, la fascination et même l'importance que l'on peut accorder à quelqu'un à raison de son charisme par exemple, n'est pas en soi une raison de faire confiance.
    Il faut passer tout cela au filtre de la conscience profonde, qui s'éduque, évidemment.
    J'observe malheureusement assez souvent qu'il n'y a pas chez l'enfant et le jeune, d'éducation à la conscience profonde. Il existe une éducation morale, et ce n'est pas la conscience morale dont je parle ici. Mais je ne vais pas développer un thème sur lequel je me suis largement étendu dans une série de billets dans le passé.
    Ce que j'ai pu observer aussi, en particulier chez mes enfants, chez mes petits-enfants, c'est que cette conscience profonde affleure chez l'enfant, et qu'il ne faut pas énormément de choses pour qu'elles sortent de l'inconscient dans laquelle elle se trouve au départ.
    Je pense que la référence à la conscience profonde, en l'espèce, pour peu qu'elle aurait pu être déjà suffisamment émergée ( que ce soit la tienne ou celle de n'importe quel enfant évidemment…) aurait abouti à la décision personnelle de ne pas se laisser tomber en arrière sous prétexte que l'on déclare qu'elle va te rattraper et alors que tu ne la connais quasiment pas. Et que tu es dans un contexte qui n'est pas le meilleur comme tu l'expliques ton billet.

    Ce domaine éducatif de l'éducation à la conscience profonde ( que je différencie de la conscience morale et de la conscience socialisée c'est-à-dire du rapport aux autres) est très peu valorisé. Je crois que c'est une carence grave malheureusement.
    Évidemment, on ne peut éveiller l'autre que du niveau où l'on vit. si on n'a pas de références personnelles à ce lieu décisionnel, on ne peut le transmettre à personne...

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    1. Ah mon cher Alain, tu élèves le débat dans des sphères presque inaccessibles... ;-)
      Par où commencer ? Si j'ai bien compris ton propos, tu suggères que si j'avais été « éduquée à la conscience profonde », j'aurais refusé de jouer à ce jeu idiot avec une inconnue...Tu as peut-être raison.
      Il faut quand même que je précise que pour que mon billet tienne dans une dimension raisonnable pour le lecteur et non-logorrhéique, j'ai un peu abrégé le passage durant lequel j'ai quand même longuement hésité avant de me jeter en arrière. Tu es sûre ? mais oui vas-y ! J'ai peur... Mais non n'aie pas peur, je te rattrape... Tu vois le toutim ?
      Mais bon, au final, c'est vrai que la fille « savait y faire » puisque j'ai «obtempéré »décidant inconsciemment de faire confiance.

      Ensuite, tu vois dans le charisme de la fille un élément de réponse. Ah ce fameux charisme par lequel se laissent abuser encore tant de gens parvenus pourtant à l'âge adulte...On ne compte plus les gourous, les candidats aux élections, les imams, prédicateurs, conférenciers et les manipulateurs, pervers z'et narcissiques de tout poil qui en usent et en abusent...
      Je comprendrais bien alors l'éducation à la conscience profonde surtout comme l'éducation à ne pas tout gober, une remise en cause saine et intellectuelle de tous les concepts, quels qu'ils soient...Ce que l'on fait en cours de philo, ce me semble...Je comprends dès lors que tu déplores ce manquement éducatif dans nos sociétés où les élites gouverneuses n'ont pas tellement envie d'avoir en face d'elles des anarchistes au sens subtil que donne Paul Valéry à cette pensée: "« la tentative de chacun de refuser toute soumission à l’injonction de l’invérifiable"...

      Mais dis-moi, tu possèdes toi-même un certain charisme qui fait que ma confiance t'est acquise, mais rien ne m'assure objectivement que tu as raison, si ce n'est, justement, ma conscience profonde ... ;-)
      Là où je te rejoins absolument, c'est que de nos jours, je ne fais plus confiance sans raisons. La lucidité et le réalisme viennent se rajouter comme une bonification à la candeur de l'enfant intérieur.
      J'ai appris depuis, à faire confiance à mes ressentis profonds, mes pressentiments, mes intuitions, je ne te cache pas que je ne me jette plus en arrière dans les bras de n'importe qui sans avoir pris quelques indices de fiabilité de l'affaire... ;-)
      J'avais 7 ans à peine à l'époque de cette anecdote. Anecdote vu de là où je suis, mais drame à l'époque...
      Les anciens disaient avec bon sens "sept ans, l'âge de raison" celui où l'on ne croit plus à la souris des dents et au père Noël...Peut-être que quelques mois plus tard j'aurais refusé le jeu, qui peut le dire ?

      La dernière chose que je voulais ajouter, c'est que je fais une différence entre "garder confiance en la vie" et "faire confiance aux autres". C'est sans doute la première assertion qui fait référence à mon niveau de conscience profonde, celui que mon père m'a transmis en héritage, par sa phrase fondatrice: "on s'en sortira toujours". Pour la seconde, j'opère du tri sélectif depuis longtemps.
      Quoi qu'il en soit, je te remercie pour tes pistes de réflexion très intéressantes.
      ¸¸.•*¨*• ☆







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    2. Dans ce genre de tri sélectif, ne recycle pas trop... :-)

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    3. Je suis sûre que tu me fais confiance sur ce point... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. tu suggères que si j'avais été « éduquée à la conscience profonde » et la suite de la phrase....
      Ce n'est pas exactement cela. J'ai parlé de l'excès de confiance de l'enfant que tu étais. Et évidemment l'accent est à mettre sur le mot excès. Parce que la confiance est une valeur forte de la personne. Et, globalement, l'enfant fait confiance… (à moins que très tôt on l' ai trahit…). cela ne veut pas dire que l'éducation à la conscience profonde n'était pas commencée envers toi. Toi seule peux rendre compte de ta propre histoire à ce sujet.
      Autrement dit, et s'il était nécessaire de le faire, je n'émets et je n'ai émis aucun jugement ni sur toi ni sur ton éducation à ce sujet.
      Il est d'ailleurs préférable d'avoir un a priori de confiance, plutôt qu'un a priori de méfiance.
      et justement, comme tu le dis très bien, c'est la conscience profonde qui permet de valider ou non ce qui peut être suggéré ou affirmé par quelqu'un qui a de l'importance pour nous.
      ce qui est important, et tu le dis également, c'est d'avoir un « référentiel intérieur » sur lequel on peut compter pour mener sa vie et décider. C'est toujours lui qui suggère la solution la meilleure dans le contexte.
      Ensuite notre liberté est de « suivre notre conscience »… ou non…
      Reste que cela ne se fait pas automatiquement. C'est tout un apprentissage et pas seulement dans l'enfance, mais bien des années après aussi, pour ne pas dire toute la vie.
      Alors évidemment, l'enfant que tu étais en était encore à ses tous débuts… ce qui est parfaitement normal.

      Dernière petite chose que je vais ajouter aussi : j'aime beaucoup ce que tu dis de l'héritage de ton père.
      tout simplement parce que cette phrase fait partie de mes propres fondations.
      J'avais d'ailleurs fait en son temps un billet à ce sujet, la phrase que j'ai reçue, non pas de mon père,… quoi que… c'est peut-être lui qui me l'a suggéré par l'intérieur même s'il était mort…
      la phrase est donc : « quoi qu'il arrive, je m'en sortirai toujours »
      Elle est écrite au fond de moi en lettres lumineuses et à l'encre indélébile.

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    5. Merci pour cette longue réponse Alain.
      je suis très touchée et émue.
      merci vraiment.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. Je suis toujours subjugué pas les mots d'AlainX, je m'y entends parfaitement, même si je ne trouvais pas facilement, moi ces mots-là aussi bien pesés, mais tellement vrais et dénotant d'une vie pleine et chargée qui a su lui tracer un chemin de vie, même si difficile peut être mais solide dans l'âme et dans le coeur et c'est toute la richesse d'un homme.Merci pour ces mots.

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    7. Merci pour lui, Bizak.
      Il sait être un phare dans la nuit.
      Bises émues en retard ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. Bonjour Célestine !
    Je viens de lire les commentaires...(en diagonale, je l'avoue...) et c'est drôle comme tous, on a vite fait de se centrer sur la méchante Gabrielle...et de chercher le pourquoi de son geste...
    Sans doute ne saura-t-on jamais...pour quelle raison elle a eu l'inconscience d'aller jusque-là ...peut-être cherchait-elle à assurer son leadership en montrant aux autres qu'elle était "capable de tout"...ou bien peut-être avait-elle "peur" que cette petite nouvelle mette en péril sa position dans la classe... mais, bon, est-ce si important ?
    La seule chose importante, me semble-t-il, c'est ce que tu as ressenti à ce moment-là...et ce que cela t'a appris.
    Peut-être les limites de la confiance...confiance qui, si elle est "aveugle" confine vite à la naïveté...
    Il est heureux que cet épisode douloureux ne t'ait pas ôté toute foi dans le genre humain...mais il est vrai aussi que la confiance sans discrimination ne vaut pas mieux que la méfiance généralisée.
    Alain (juste avant) parle très justement d'éducation à la conscience profonde. Je crois qu'il y a aussi une éducation à faire qui permette d'apprendre à développer l'intuition profonde qui permet de savoir à "qui" se fier...Sinon, comme le corbeau de la fable, nous serons toujours les victimes de ceux et celles qui se font passer pour ce qu'ils ne sont pas.
    Je crois que cette intuition , tu l'as, aujourd'hui...
    Faut-il en remercier Gabrielle ?
    Je ne sais pas. ;-)
    J'imagine, quand même, que tu dois plus ou moins penser à elle à chaque fois qu'on te laisse à nouveau "tomber"...
    Les souvenirs d'enfance "cuisants" ne s'effacent pas si facilement. A défaut de laisser des traces dans le corps, ils en laissent dans le coeur...:-)

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    1. Pour ne pas être redondante par rapport à ma réponse à Alain, je relèverai deux phrases dans ce que tu dis:
      D'abord la confiance sans discrimination ne vaut pas mieux que la méfiance généralisée.
      Bien sûr, tu parles là de trouver un juste milieu, ça me parle...ni confiance aveugle ni méfiance pathologique. Donc tout est dans la nuance, le feeling, on est bien d'accord.

      La seconde phrase c'est Faut-il en remercier Gabrielle ?
      Mais bien sûr que je la remercie. Comme je remercie chaque être humain que j'ai rencontré d'avoir croisé ma route, qu'il l'ait fait de façon positive ou de façon négative...
      Parce qu'apprendre de mes erreurs, de mes chagrins, de mes hontes, de mes douleurs est aussi voire plus important que d'apprendre de mes joies ou de mes succès.
      Le souvenir reste dans le coeur, mais juste comme une sorte de clignotant qui se rallume de temps en temps pour me prévenir de ne pas faire la même bêtise. C'est positif, au final.

      A part ça, j'avoue avoir fait un break des ateliers d'écriture cet été...mais je suis contente de te revoir chère Licorne.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆


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    2. Eh bien, rassure-toi, tu n'as pas raté grand-chose...le blog d'écriture Filigrane a fonctionné au ralenti, cause que sa cheffe n'était pas en grande forme...
      Mais, c'est sûr "tout ira mieux demain"... :-)
      Te lire me fait du bien...
      Je te bise aussi.

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    3. J'espère que la cheffe va mieux alors...
      Prête pour la rentrée ?
      Quand je disais terre happy...hein finalement ça marche aussi pour toi...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  36. Oh fan! se moquer de l'assent du sud... Il n'était pourtant pas, comme le disait Coluche,si prononcé au point que l'on puisse y accrocher un pardessus! Les enfants ,à l'école primaire peuvent être assez méchants sans vraiment s'en rendre compte.
    Tu aurais pu te fracasser le crâne et devenir complètement"gaga"!Heureusement pour toi,et pour nous,ce n'est pas le cas. qui a-t-il de plus douloureux? La douleur physique finit par disparaître et son souvenir avec,la douleur de l'amour-propre blessé est plus difficile à soigner. Peut-être que c'est cela même qui forge le caractère,sûrement même!
    Personnellement,je ne crois pas que je me serais risqué à un tel jeu.Peut-être une disposition à pressentir les "entourloupes"!
    J'ai découvert la méchanceté gratuite à l'école,mais ce n'était rien par rapport à celle qu'il pouvait y avoir au collège,en sixième. Pas très grand pour mes onze ans,pensionnaire de surcroît,il n'était pas facile de "faire sa place",d'éviter de devenir une "proie facile" pour les "Gabriel" en puissance.
    Quand on n'a pas de muscle,on se sert de sa tête,on "décode" les comportements à risque, un peu comme un réflexe de survie et on évite autant que possible.
    on croise des "Gabriel" tout au long de sa vie,mais la méchanceté chez les adultes est plus vicieuse ,plus perverse. Ma méthode quand je ne connais pas,est d'adopter le comportement d'un type un peu "bourru",un peu "ours",le temps de me faire une idée,de décoder le langage corporel(c'est très facile,je suis un peu "sauvage").

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    1. Ah oui ? tu te transformes en ours sur commande, alors ?
      Pas mal comme pouvoir...Et donc tu n'as pas de muscles...mais tu as une tête. Si je ne savais pas pour les premiers, j'avais remarqué la seconde depuis longtemps.
      Tu t'en sers bien, de ta tête, et si en plus tu décodes le langage corporel alors là...
      Pour l'accent oui, c'est vrai que je l'avais plus que maintenant à l'époque.
      Je venais direct du pays de Giono... Mes copines me faisaient dire "lapin" , "maman" , "tonton" et elles se fendaient la poire...
      Je ne trouvais pas ça drôle...même si ce n'était pas bien méchant.
      Et puis, j'avais un an d'avance (déjà précoce à l'époque) et du coup, elles étaient toutes plus grandes que moi (je me suis rattrapée par la suite... ;-))
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'avoue que je ne revêts plus beaucoup mon"costume d'ours", les griffes sont rangées au râtelier et puis il fait trop chaud.
      J'ai été un peu "ours", un peu sauvage, pendant les quarante premières années de ma vie, maintenant, j'ai fini "d'hiberner"et je suis mieux.
      Pas très musclé, j'ai toujours préféré un mot bien posé, une remarque bien sentie.
      Soit le/la"Gabriel/Gabrielle" en question ne comprend pas et peut devenir la risée de ses copains/copines d'alors, soit il/elle comprend et il/elle n'a pas nécessairement les mots pour répondre.
      dans tous les cas, les mots peuvent être très blessants.
      Tu étais plus petite que tes copines de l'époque, tu t'es rattrapée par la suite et tu as peut-être fait l'objet d'autres railleries sur les "grandes"...
      Bises matutinales

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    3. Eh oui, à moi l'asperge, la girafe, la grande sauterelle comme je le disais ce matin en pensant à ce rôle-culte de la belle Mireille Darc.
      Mais bon, j'ai appris à assumer cela aussi...
      Et puis c'est pratique dans les concerts-rock. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  37. Etait-ce le fruit de la sagesse vaudoise qui face à une chose ou relation inconnue dit soit: "On verra voir", soit "faut voir pour voir". Ou peut-être le résultat de la neutralité bienveillante des Suisses, toujours est-il que j'avais rapidement acquis ce que j'ai pu verbaliser plus tard en notion du Zéro positif. C'est à dire qu'a priori je ne sais pas ce qui arrivera, mais que je me préoccuperai un peu plus de noter le positif, mais sans oublier l'autre colonne.....
    Mais il m'avais aussi fallu passer par les affres de la candeur juvénile...
    Par contre, étant un mec, les retombées étaient moins agréables pour l'auteur des vilénies...

    Baci mia Cara

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    1. J'avoue que j'ai jamais trop su distribuer les bourre-pifs...
      J'aurais p't'etre dû ?
      Chuis plutôt du genre cérébral, comme Xoulec.
      On s'refait pas ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  38. Heureusement que tu te relèves!!! Même si les moments durs nous touchent au plus profond, nous font mal à pleurer il y a toujours ce moment où le noir se déchire pour nous montrer le bleu. Et les larmes n'ont pas réussies à délaver le bleu lumineux de tes yeux. Bisoussssssss

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    1. Au contraire, ma grand-mère disait que pleurer ça éclaircie les yeux...je ne me suis plus demandé pourquoi elle avait ce regard de lin pâli, quand l'un pas là...
      Bizou ma Brizou
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  39. Ton récit, Célestine, me fait penser à cette idée de la psychanalyse clinique, selon laquelle il faut apporter un soin extrême à l’enfant intérieur que chacun porte en soi. Une petite fille qui pourrait tomber sans fin si elle n’y prenait garde… Je cite mes sources : Albert Ciccone, évidemment, lumineux comme sa moustache blanche ; mais aussi, car la vie est complexe comme de la fougère, la Loire au Mont Gerbier-de-Jonc et son grand frère l’Amazone, l’Oise à l’accent hennuyer des péniches, le Danube qui dévale les rochers de la Forêt-Noire, impatient des pélicans de son delta

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    1. Je relis un livre très beau en ce moment, qui s'appelle Contes pour Retrouver l'Enfant Intérieur.
      Il me fait beaucoup de bien.
      J'aime beaucoup tes sources. J'en connais une, petit ru bondissant de son rocher de mousse pour devenir un jour majestueux et divin miroir pour des châteaux de princesses enchantées...
      Merci Bricabrac pour cette poésie matinale
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  40. Quelle triste expérience, Célestine. Quelle dégringolade ça a dû etre ! As tu essayé, plus tard, de renouer un contact avec elle pour conjurer le sort ?

    Et pourquoi ce souvenir, si précis, te revient-il aujourd'hui ? Ou plutôt : pourquoi le dévoiler aujourd'hui ? Quelque chose a-t-il rejoué ?

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    1. Bizarrement je ne me souviens plus de la suite de l'année scolaire...Je ne suis pas devenue amie avec elle, c'est certain, mais je ne lui en ai pas voulu. J'ai toujours détesté faire la guerre...
      Régulièrement, quelque chose, une feuille, un caillou, une grosse pierre viennent troubler la surface de notre lac intérieur, provoquant des remous...
      Et puis les remous se calment...mais durant le laps de temps où l'on est troublé, les souvenirs enfouis remontent à la surface...disons que cela réveille l'enfant intérieur qui est toujours là, au fond, et nous permet de grandir et de dépasser nos troubles pour revoir se lisser la surface du lac.
      L'expérience ne fut donc pas si triste que cela, puisqu'elle a contribué à me faire telle que je suis.
      Merci de ta participation, Aldor. Tu n'es pas rebuté par le nombre de commentaires et c'est tant mieux. Car je réponds toujours à chacun comme s'il était le seul, unique et précieux commentateur.
      Avec la même attention.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. L'attention de ton attention se sent et c'est un des plaisirs de ton blog, Célestine.

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    3. Merci Aldor, cela me fait tellement plaisir, ce que tu dis.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  41. Hasard ? je viens d'écrire sur mon blog avant de passer ici et je raconte mon dernier gadin. Bon ce n'est pas du tout le même scénario. Mais je suis tombée en arrière également. J'aime beaucoup ce texte qui en dit long. De nombreux souvenirs nous accompagnent, positifs ou négatifs, et toi en plus tu as le don de les raconter. C'est une belle leçon.

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    1. Pardon d'avoir omis de te répondre, Mal. Ce n'était pas intentionnel.
      je suis allée directement lire ton histoire de "gadin" et j'ai oublié de revenir... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  42. L'école est un dur apprentissage de la vie en groupe.
    Ne pas faire partie "d'une bande" est le plus difficile.
    Surtout si tu n'es pas un suiveur.
    Le "chef" te veut.
    Tu ne veux pas.
    Tu es obligé de te castagner pour garder ton indépendance.
    En plus ils sont forts, il faut juste arriver à ce qu'ils se disent "je vais gagner mais je vais y laisser des plumes, en plus les autres vont voir qu'on peut me contester".
    Ce n'est pas facile...

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    1. Je me rappelle d'une anecdote marrante (oui, d'accord, pas pour tout le monde...)
      En faisant le compte, je devais avoir 8 ou 9 ans.
      Le "caïd" de la classe jouait les gros bras en tapant sur un petit.
      Le sang rital vire très vite au cramoisi et sans même réfléchir, je lui ai volé dans les plumes. Il s'est retrouvé à terre et, peut-être à cause d'un atavisme cromagnonesque, je l'ai tracté par les tifs et en culottes courtes sur le gravier du préau.
      Excepté le premier point de ton constat final, il avait tout de même pu apprécier les deux autres dans toute leur pleinitude.
      Il a fini l'année scolaire en la jouant petits bras... va savoir pourquoi :-)
      Saluti

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  43. Certains enfants sont aussi cons que des adultes.

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  44. Tu es forte, Célestine,
    ce n'est pas une minable petite trahison qui aurait raison de toi, non mais! ;-)
    Bises,
    Mo

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  45. Bon j'essaie de poser là mon commentaire, pour la 3ème fois...
    Tiens, moi aussi on se moquait de mon accent. De cet accent que l'on prenait pour parisien et qui me venait d'au-delà des mers ! D'un pays chaud, vers un pays de froidure ! Les petites et grandes déceptions, les petites et grandes blessures, qui me menèrent à me fâcher, un jour, "à mort" avions nous jurer, cracher. Et même si cela nous en avait coûté, nous avions tenu bon, nous deux ex-copines, ex-amies du même quartier. Nous nous sommes dédaignées à jamais. Le motif : je ne sais plus. Mais sûrement suffisamment important dans l'âme d'une enfant.

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    1. L'essentiel est que tu sois passée nous raconter cette anecdote.
      Un peu éloignée des blogs je suis confuse de ne te répondre que maintenant.
      Bises chère Lou
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  46. Tiens, j'avais une amie, quand j'étais petite. Nos frères aînés étaient amis et chez eux, il y avait toute une bande d'enfants - c'était une des rares familles nombreuses de notre quartier. Claire avait à peu près mon âge, peut-être un peu plus. Un jour, toute contente, elle m'a annoncé qu'elle venait dans mon école. J'ai souri, mais quelque chose au fond de moi savait déjà que j'allais perdre une amie. Et je l'ai perdue. Et elle aussi m'a trahie. Plutôt que de faire fond sur les années où nous nous étions amusées sans arrière-pensées, quand nous nous voyions, elle a suivi "les autres".

    Et puis, elle est partie. Et un jour, j'ai abandonné la partie. J'ai pris des livres, dans la bibliothèque de la classe, je me suis inscrite dans la chorale de l'école, pour faire quelque chose de bien de mes heures de récréation, je suis allée (seule) voir des enfants le samedi, dans des maisons d'enfant(s) et je ne me suis plus occupée des autres. Pendant deux trimestres, j'ai abandonné le combat. Je l'ai repris plus tard, après, il se décline sous tant de cas... Mais maintenant, je suis bien fatiguée. Peut-être que ça ferait du bien de se dire après tout que face à certaines choses, je ne suis pas de force... Le seul hic, c'est comment vivre encore comme ça? Où trouver l'envie de vivre et non celle de dormir ?

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    1. Je sais, Pivoine. Le mal-être est une pluie qui nous noie de l'intérieur, et l'on ne voit plus l'issue parfois. Pourtant l'issue existe. La force de vivre est plus importante que tout.
      Souvent, ce sont les tortures de notre ego qui nous empêchent de voir que la vie, elle, continue, toujours aussi belle et pleine de bonnes surprises. Nous restons accrochés au passé, ou terrorisé par l'avenir.
      Mais a réponse est dans le présent. Là tout de suite. Au moment où tu écris ces mots, je les reçois, et un lien, même ténu, s'établit entre nous. Peut-être une perfusion, moi je dirais plutôt un fil d'Ariane.
      Un tout petit fil qui peut te ramener à la vie.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  47. Entre nous, elle méritait un solide blâme... Car en effet, il y avait des risques. Mais qui serait allé le dire à qui de droit? Sûrement pas les suiveurs ou les suiveuses et en général, on ne peut pas ou on ne veut pas "rapporter" quand on est enfant. Et les instits, avec toute la bonne volonté du monde, ne peuvent pas être partout.

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    1. Je ne saisis pas tout à fait les enchaînements de ta pensée...
      Ni ce que tu cherches vraiment à me dire.
      Mais ça me met mal à l'aise
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je vais essayer de clarifier. bien que cette histoire fasse partie de ce qu'on a sans doute vécu, pour beaucoup.

      Je ne sais pas si dans mon jeune temps, si cela s'était su, s'il n'y aurait pas eu "punition" comme on disait alors. Il y en avait pour moins que cela...

      Il y avait des risques (comme tu l'as dit ou quelqu'un l'a dit dans un commentaire), mauvaise chute, etc.

      Ce genre de mésaventure reste souvent secret. L'enfant qui l'a subi ne le dit pas, me semble-t-il, par peur... En tout cas, dans mon école primaire, il était très mal vu de "rapporter".

      Reste donc la surveillance de la cour de récréation, mais les personnes qui surveillent ne peuvent pas toujours tout voir ni être partout, c'est cela que je voulais dire. Chez nous, en primaire, les surveillances de récréations, c'est un mix d'instituteurs et d'éducateurs (éducatrices). Ce qui n'est pas facile, vu que ces heures de surveillance sont déjà prises entre les heures de cours.

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    3. Oui je comprends, et je te remercie d'être revenue préciser.
      Mais il y a un malentendu: je parlais de tes paroles qui semblent me dire que tu ne vas pas bien, et ce n'est pas la première fois que tu viens écrire sur mon blog que tu as envie de mourir.
      c'est cela qui me perturbe.
      Mais peut-être n'est-ce qu'une interprétation de ma part...
      Rassure moi...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  48. que dire après tous ces commentaires brillants et profonds ? rien de pertinent, hélas - mais enfance ne rime pas avec angélisme, toutes les perversités sont déjà tapies, de même qu'on a tort de minimiser les chagrins, amours et haines de cet âge... as tu recherché la Gabrielle d'aujourd'hui ? il faut espérer qu'elle a appris à maitriser ses pulsions

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    1. C'est ce que je lui souhaite.
      Qu'elle ne soit pas devenue une méchante personne...
      Une perverse...
      Cela fait tellement mal à ceux qui en sont victimes...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.