mardi 14 novembre 2017

Journal intime




Sous-titre : Briques de l'ego.




Ma fièvre de l'écriture ne date pas de la dernière pluie, savez-vous...En retrouvant ce vieil agenda, parmi tout un tas d'autres, je me suis étonnée, à relire ce que j'écrivais à quinze-seize ans. Mes fondamentaux étaient déjà là.

Humour, passion de la vie, goût d'apprendre, optimisme, mais aussi des choses plus enfouies, plus crues, des scories d'enfance, des intransigeances de jeunesse, des arêtes vives de diamant brut. J'en ai noirci des centaines et des centaines de pages...
En somme, une adolescente dans toute sa splendeur, romanesque, emportée, contemplative, mystérieuse, exaltée, sombre un jour, et lumineuse comme un chant de source, le lendemain. Mon monde tournait autour de trois pôles: le lycée, l'amour, et ma mère qui m'empoisonnait la vie. Forcément. Et je m'adressais à un ami imaginaire, à la façon d'Anne Frank. D'où le tutoiement.





« 31 Août 1976
Je viens de claquer la porte pour mettre fin à la discussion qui, ce soir encore, a envenimé la soirée. J'en ai proprement assez, cela a beaucoup trop duré.
Comprends moi, je ne voudrais pas avoir l'air d'une fille ingrate, je reconnais mes torts. Mais maman fait preuve dans tous les domaines d'une obstination et d'une intolérance qui dépasse les limites.
Pour te résumer en un mot, la cause de tous les problèmes qu'elle nous cause, inconsciemment, peut-être, je crois qu'elle vit dans une autre époque : la sienne. Elle refuse la nôtre qui est encore la sienne - je ne la considère pas comme tout à fait croulante - elle la refuse, dis-je, intégralement.Comme elle refuse, d'ailleurs des tas de détails: le fait que nous grandissons, que nous changeons, que JE change. J'accepte, moi, beaucoup de sa part, jusqu'à un certain point. Quand cette cote est dépassée, je ne peux plus répondre de moi.Il faut que je réagisse, que je crie qu'elle ne m'intéresse plus, que je ne l'aime plus. Dans ces moments-là, je la déteste...»


Ah...le conflit des générations...On dirait Sophie Marceau dans La Boum !
Et cette difficulté de sortir de la chrysalide. Comme ça coinçait aux entournures...Avec le recul, ces textes me font sourire, mais à l'époque j'étais d'un sérieux...




« 9 décembre 1976
Après une dissertation de quatre heures en philo, en compagnie d'un dénommé Descartes, j'aurais aimé aller me promener sur la lande. Mais il a fallu encore travailler, faire de la gymnastique, du latin, de la géographie...J'ai un exposé à faire pour lundi sur la défense nationale au Japon. 
Si tu savais comme nous nous sentions bien, à six heures, quand nous avons terminé la journée. Je ne tenais plus debout, mais je regardais le ciel plein d'étoiles et de nuages, et j'étais bien, tellement bien. Nous nous sommes payé des gâteaux, comme si les grammes perdus en gym nous manquaient, nous avons bavardé de tas de choses. -Qu'est-ce que tu comptes faire si tu as ton bac ? Pour moi, je crois que tu connais la réponse, n'est-ce pas.
Ces derniers jours de décembre ont été très réussis. Bien sûr, il y a toujours les mêmes obstacles, les mêmes inconvénients, des disputes, des devoirs, des polémiques. Même de l'incompréhension. Mais la vie est belle, très belle.  »


Là aussi, il y aurait à dire ! Tiens c'est vrai, quand je parlais de mes petits copains, je disais juste « nous »,  laissant flotter un flou artistique sur ce pronom mystérieux. Au cas où ma mère aurait eu l'idée de violer mon intimité...
Je me souviens aussi que j'avais d'ailleurs inventé un code secret pour écrire certaines choses très très secrètes, mais que j'avais écrit ledit code en dernière page du journal...Quelle naïveté confondante ! Et même plus con que fondante, en réfléchissant. La jeunesse quoi.
Mais ma dernière phrase, c'était déjà du Célestine craché.
¸¸.•*¨*• ☆











170 commentaires:

  1. Mon petit journal intime que je lirai un jour sous la lumière d'une lune éveillée:
    Ce soir encore je n'aurais pas le temps de poser quelques doux mots sur les chemins de mes rêves. Un être cher qui remplit ma vie convole en juste noce; l'automne pluvieux, mais le coeur d'un papa en bandoulière.
    Bises chère amie.

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    1. Oh mais c'est un très bel événement de voir son enfant prendre son vol dans la vie. D'ailleurs dans convoler, il y a voler...mais je comprends le coeur en écharpe, un papa voudrait que sa petite fille reste toujours sa petite fille.
      Je t'embrasse sincèrement mon ami, avec des gerbes d'étoiles sur ton coeur endolori
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Bonjour, Célestine,

    Ce qui est amusant, dans les journaux intimes, c'est qu'on les garde. Comme si l'on voulait pouvoir conserver une trace de ce qu'on a été pour la re-découvrir, bien des années après. Quand es-tu née de cette Anne Frank qui inspirait le premier passage que tu nous livres ?

    Et puis quelle écriture sage et claire tu avais ! L'écriture change-t-elle ? Ecris-tu encore comme ça, avec ces lettres rondes et bien dessinées ?

    Est-ce qu'on est vraiment la même personne ?

    Merci, en tous les cas, pour cette fenêtre entre ouverte.

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    1. On les garde ...oui certainement, comme des traces du passé. Quand on enseigne l'histoire, on enseigne que les traces sont importantes pour comprendre le présent.
      Mais ce ne sont pas des reliques. J'y jette un oeil très critique, et pas du tout complaisant.
      L'écriture ? Oui, elle change, et puis évolue au fil du temps, même si les grandes lignes restent les mêmes.
      Le métier d'institutrice n'arrange pas les affaires, il faut se forcer à écrire lisiblement, cela déforme un peu le geste. J'ai clairement plusieurs écritures, qui correspondent sans doute aux divers pans de ma personnalité.
      Quant à ta question, est-on vraiment la même personne ? En lisant certaines pages, je trouve que oui, et à certaines autres pages, je ne me reconnais plus, et je me dis: c'est moi qui ai écrit ça ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Amusant de lire ou relire les mots qui traduisaient un état d'esprit, qui narraient une journée, un ressenti, un espoir, une déception, une fois que la vie est passée sur les joies ou les blessures pour en poser d'autres en remplacement .
    Bises attendries.

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    1. Tu as raison, c'est amusant.
      Et cette façon de poser des mots sur les ressentis m'est venue très tôt.
      Je crois qu'à dix ans j'écrivais déjà sur des cahiers de brouillon mes petites joies et peines d'enfant.
      J'ai une pleine boîte de carnets, ils sont les témoins que la vie est un rêve qu'on essaie de rattraper comme un papillon dans un filet.
      Bisous doux
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. J'ai remarqué que nous étions de la même famille, celle qu'on nomme ici o-vuller (prononcer ovuleur, même si cela semble incongru). Soit en français "remplisseur d'O". Tu avais déjà le crayonné délicat.

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    1. Tiens, je ne connaissais pas les remplisseurs d'o...
      Je ne sais pas pourquoi j'avais rempli les o de la date. Y a-t-il un psychanalyste dans la salle ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je ne sais pas. Notre prof d'infographie a fait la même chose avec nos cartes d'étudiant(es) de cette année. Il a rempli les o mais aussi les a les e, bref, tout ce qui pouvait être rempli !

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    3. Un vide à combler sûrement ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Coucou Célestine. J'avais aussi un journal intime. Avec des codes pour que mon dragon de maman (Je plaisante, un peu...) ne comprenne pas tout. J'y parlais des cours que je suivais, de ma copine Claudette qui n'était pas si copine que ça et d'une foule d'autres choses. Je les ai tous gardés. Mais pas forcément relus. Car j'ai l'impression de ne plus être la même personne. Sans doute les aléas de la vie. Adolescente, j'étais sous pression, parfois un peu angoissée. Aujourd'hui, je suis toujours angoissée (un peu) mais mon caractère est bien plus affirmé.
    J'ai l'impression, en lisant ton avant, et ton maintenant, que tu es toujours la même. Vive, curieuse, aimant la vie. Cette phrase: "Mais la vie est belle, très belle", tu l'as écrite et tu l'écris encore.
    Bises alpines et merci de partager un peu de ce toi passé et présent. ;-)

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    1. Tout à fait. Cela m'a surprise de lire ça et pourtant je l'ai écrit, à n'en pas douter...
      je crois qu'on a l'impression, effectivement, que l'on n'est plus la même personne, mais alors, que voudrait dire l'expression " sois toi-même" si ça change tout le temps ?
      Moi je pense que la vie nous modèle, nous malaxe, nous malmène, et au milieu de tout ça, certaines choses restent intactes, et ce sont celles-là qui forment le substrat, la base.
      Notre être profond est là, tapi au fond de nous depuis toujours.
      Bisous célestes chère Dédé
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. La Célestine de 1975 est un morceau de ton puzzle. Elle fait partie de toi et révèle déjà des traits de ta personnalité!
    Bonne journée et gros bisous

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    1. Un puzzle jamais terminé, en fait. On découvre toujours de nouvelles pièces. Mais l'image est bien avancée, c'est vrai. On commence à savoir un peu à quoi on ressemble, à force...
      Gros bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. 1976!
    C'est l'année qui m'était venue tout naturellement en tête pour mon billet sur mon adolescence ;-)

    Tu te ressembles, dedans comme dehors, tu la portes en toi, cette jeune fille qui piaffe sous le licol que veut lui imposer sa mère (la mienne aussi me donnait souvent l'impression d'être restée bloquée dans les années 50)!
    Et les Shadoks!!! Qui ont pondu une devise que j'adore: "En essayant continuellement on finit par réussir. Donc: plus ça rate, plus on a de chances que ça marche!" :-p

    Bises tendres, beaux yeux d'eau claire

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    1. Ah ouiiiii! Les Shadoks. Mon père adorait ça, et ma mère détestait.
      Du coup ça swinguait à la maison, devant la tv ...
      Et moi, je piaffais sous le licol, c'est certain. Je me réfugiais dans ma chambre, comme tous les ados. Pas toujours facile d'être l'aînée de cinq.
      Quant à la photo, elle était dans le portefeuille de mon père. :*-(
      Tendres pensées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. ...Avec déjà cette jolie plume que l'on te connait Célestine, et apprécie, aux arrondis affirmés, tes mots à l'allure épurée qui disent autant que l' orfèvre taille, adoucit sa pièce, sa belle oeuvre...
    Merci de nous offrir ton intimité qui laisse une empreinte et révèle si bien.

    Douce journée à toi.
    Gros bisou.
    Den

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    1. C'est toujours un peu thérapeutique, de s'offrir à un public.De se déshabiller même si ce n'est que par les mots.
      Avec un léger frisson.
      Mais j'ai un public de choix, voilà toute la différence.
      Gros bisous à toi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. "Mon monde tournait autour de trois pôles: le lycée, l'amour, et ma mère qui m'empoisonnait la vie. "

    Comme n'importe quel garçon, en somme...
    Finalement, il y avait quand même une certaine égalité de traitement entre les sexes ;-)

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    1. Oui, comme n'importe quel adolescent et n'importe quelle adolescente...
      Les pavés avaient libéré la plage depuis quelques années déjà...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. OUi, quelle belle plume tu avais déjà... et quelle fougue! Je n'ai pas gardé mes carnets, je les trouvais "encombrants", encombrants ma vie de femme naissante... à quoi bon les regrets à présent

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    1. Tu as raison, si tu ne les as pas gardés, c'est sans doute que tu n'en as pas eu le besoin.
      J'ai toujours été prudente avec le tri par le vide, parfois on se dit qu'on n'aurait pas dû.
      Mais parfois aussi, on a besoin de se libérer d'un certain passé, et de lâcher prise pour se projeter vers l'avant.
      En funambule, si je regarde derrière, ou en bas, je tombe. Alors regarder droit devant, c'est une question de survie.
      Je balance toujours entre des pôles opposés. C'est peut-être comme cela que je trouve mon équilibre.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. La mère indigne que voilà méritait bien cette indignation mutine de la Celestinette. En août 76 j'avais autre chose à faire, moi, jeune père de famille nombreuse(un). Ce carnet intime, ma chère Cel, c'est déjà tout toi. Bises, ma pauvre enfant, de ton aîné de...trop d'années. ATTB.

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    1. Quand je pense à l'énergie que je déploie maintenant pour m'occuper de ma petite mère, la pauvre...
      Je crois qu'elle était « dans son rôle » tout simplement. Bon, elle était quand même bipolaire, ce qui n'a jamais bien facilité ses relations à autrui.
      Et il y a encore des moments où j'ai envie de l'étrangler, hihi !
      Kiss you Brother
      atttb
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Je crois que la synchronicité a encore frappé ! :-)

    https://filigrane1234.blogspot.fr/2017/11/jeu-30-rencontre-labri-bus.html

    Ah...les journaux intimes de l'adolescence...moi aussi, j'avais le mien (disparu depuis...et ma naïveté n'avait rien à envier à la tienne...D'ailleurs, ma mère est tombée dessus et elle na pas aimé ce que je disais d'elle !!!
    Souvenirs...

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    1. La synchronicité est très inspirante, en effet... :-)
      Je vais aller voir ça ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Ah oui jolie confession ! Du Célestine c'est vrai, et puis une belle écriture de "maikresse" !
    Concernant le bandeau, il faut qu'elle arrête de ramer elle attaque la falaise !! ];-D

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    1. C'est amusant ce que tu dis là...Te souviens-tu que ce dessin , je te l'avais dédié sur Funambulles.
      Je m'étais "autovannée" en disant la même chose que toi aujourd'hui. je t'invite à aller revoir notre échange de commentaires...
      Baci Andiamounet
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Le rouge envahit mon visage !!! Il y avait accompagnant ce dessin joli, un poème de Théophile Gautier.
      Smack !

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    3. Eh oui, un très joli poème qui disait:
      La lune de ses mains distraites
      A laissé choir, du haut de l'air,
      Son grand éventail à paillettes
      Sur le bleu tapis de la mer.
      Pour le ravoir elle se penche
      Et tend son beau bras argenté ;
      Mais l'éventail fuit sa main blanche,
      Par le flot qui passe emporté.

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Le journal répond à l'aspiration romantique de l'adolescence "incomprise", et si le talent s'en mêle s'épanouit parfois en œuvre littéraire.
    De graves questions :
    - Pourquoi est-on à certaines étapes de la vie enclins (plus souvent enclines) à convoquer les souvenirs ? (revisiter sa jeunesse, se lancer dans la quête généalogique…)
    - pourquoi se croit on incompris à certaines étapes, à l'adolescence évidemment, et aussi lorsqu'on est taraudé par le démon de midi ?
    - Pourquoi se confier à un journal, ou à un blog, qui en est la version moderne ?
    - pourquoi, en somme, suivons-nous tous à peu près les mêmes schémas depuis le premier bonhomme patate que nous dessinons tous ?
    La communication est si difficile entre humains, qui en ont pourtant un besoin vital ! Nos conversations prennent souvent la forme de monologues à deux, où chacun attend impatiemment que l’autre se taise pour embrayer. Mais jamais nous ne rencontrons « l’être» de l’autre. Pire : il y a presque toujours erreur sur la personne : nous projetons sur les autres nos propres sentiments.
    J'ai trouvé chez Marc Angenot (Dialogues de sourds) une explication fort intéressante à cette lancinante question : pourquoi nous obstinons-nous à communiquer alors que nous savons que c'est impossible ?
    "Si l’on argumente (néanmoins), c’est pour, au-dessus de la tête de l’interlocuteur ou de l’adversaire, obtenir raison d’un tiers spectral posé en arbitre, qui lui, saurait reconnaître le bien-fondé, la rationalité, la morale, la justice de notre argumentation."

    N'est-ce pas exactement la raison d'être des journaux intimes, parler à un être idéal, qui lui, vous comprendrait ?

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    1. Mais tout à fait, chère Emma.
      Ton analyse est vraiment intéressante, et je gage qu'elle suscitera la réaction de certaines personnes que je connais, et qui pratiquent le journal intime ( ou plutôt extime quand il s'agit de le publier sur internet).
      Et les questions que tu poses m'interrogent depuis toujours.
      L'incommunicabilité est un des grands problèmes métaphysiques de l'humanité.
      La tour de Babel et son essaimage de langues absconses et incompréhensibles ont signé le début de la fin, et l'homme poursuit ce vieux rêve depuis toujours : un langage universel, avec plus ou moins de réussite selon les cas.
      Les mathématiques, la musique et l'amour me semblent trois langues universelles qui se débrouillent pas trop mal.
      Il reste que ce qui ne peut se mettre en équation ou sur une portée se heurte à l'écueil du langage, et vient parfois même à bout de l'amour.
      Ce sont toutes ces émotions négatives, ces pensées qui nous agitent, et qui font que l'on se sent seul, irrémédiablement et résolument seul dans l'univers.
      Ecrire son journal ou un blog intimes, c'est un peu comme lancer une bouteille à la mer. Y a-t-il quelqu'un qui m'aime sur cette planète ? Qui m'accepte et me comprenne comme je suis (ou comme je pense être) Voilà la question que pose cette démarche.
      En revanche, la vision d'Angenot est un peu pessimiste. Il arrive, momentanément, que l'on entre en osmose avec un autre, et que l'on aille à la rencontre de son être. Mais c'est vrai, c'est rare.
      Alors reste l'ami imaginaire, ou virtuel, l'être idéal.
      Et si cet être idéal, c'était nous-même ? Si ce dialogue avec notre intériorité nous aidait à tisser nos relations avec autrui, en nous aidant à mieux nous connaître nous-mêmes ?
      C'est à ce titre que je trouve une vertu thérapeutique aux écrits intimes.
      Ne serait-ce que pour mettre de l'ordre et de la cohérence en soi quand on a le cerveau qui bouillonne...
      En tout cas, merci emma pour cette belle ouverture au débat.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Est-ce que l'on parle à un être idéal extérieur à soi, ou est-ce que l'on parla l'idéal de soi ?
      C'est la question que tu poses Célestine. Et à mon sens c'est là la bonne direction où peut-être on finit par se trouver.
      Mais dans le journal intime/extime, sur Internet, l'idéal de soi s'adjoint un idéal de lecteur, censé être en capacité de tout comprendre. Sinon on rentrerait dans le silence...

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    3. Je crois aussi que le dialogue avec soi-même est une bonne direction...
      Et je te suis sur l'idée que l'extime a une dimension supplémentaire. Sinon on ne publierait pas. On écrirait pour soi dans des cahiers planqués.
      Cela dit, j'admire ceux qui ne reste que dans le registre « journal qui parle de soi»
      Même si les fictions révèlent aussi une part de nous mêmes, c'est moins épuisant et plus léger.
      C'est ce que j'essaie de faire dans cet espace: du profond, mais aussi du léger pour ne pas plomber. Ingénieuse mais difficile alchimie que le mélange des deux !
      Un lectorat, surtout de cette qualité, je dois le reconnaître, on en prend soin.
      L'idéal de lecteur, c'est la force qui se dégage de toutes les participations, et qui, au final, peut donner l'impression d'avoir été entendue si ce n'est comprise. Et qui m'aide, personnellement, à avancer.
      Et il m'est arrivé, quand j'avais l'impression inverse, de vouloir retourner au silence. Qui chez moi, ne dure guère, que le temps de sentir la cocotte minute exploser.
      Ça m'arrive beaucoup moins souvent, je dois t'avouer que tu fais partie de ceux qui m'ont largement aidée (je sais je me répète mais c'est vrai) à ne plus me formaliser, à oser et à m'imposer toute en douceur et délicatesse mais néanmoins fermement.
      Je me rends compte que j'étais déjà dans cette démarche à seize ans. Il me fallait extirper de moi, faire jaillir ce qui m'oppressait. C'était un exutoire, un dérivatif comme d'autres tapent sur un punching-ball.
      Mais j'avais aussi le bonheur d'aligner des phrases, de faire sonner les mots. Et parallèlement à ce journal, j'écrivais des poèmes, des bouts de romans...des nouvelles...
      Tu vois je suis toujours aussi prolixe! (j'avais écrit bavarde, et puis, non, c'était trop négatif pour l'estime de soi.) :-)

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. On a l’impression de regarder par le trou de la serrure ! On est toujours un peu voyeurs quand on ouvre le journal intime de quelqu’un... mais si ce quelqu’un nous en donne la permission et nous ouvre la porte ...
    C’est que du bonheur de te lire, à n'importe quel âge...
    Bises
    Angela

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    1. Merci ma belle, tes commentaires sont toujours des cris du coeur et ça fait beaucoup de bien.
      C'est pour cela que j'aime ouvrir mon coeur a des gens qui l'accueillent avec bienveillance.
      C'est peut-être un des secrets de la beauté de la vie
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Ah le journal intime... L'oni no ko en avait un si long et si glauque que Stephen King passait pour un humoriste... Et puis, un intrus a pu saisir le journal et se jouer de l'oni no ko...
    Le journal a été brûlé...
    Et brûlé aussi les pages d'encre.
    Pourtant les mots sont toujours là... Plus ou moins répétés...
    Je ne suis pas surpris de ton écriture.
    Bises automnales.

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    1. Il est certes plus facile d'offrir quelques pages choisies d'un journal intime, que de se faire violer son intimité comme tu l'as subi.
      C'est d'une violence inouïe. je comprends que tu cherches à faire rejaillir les mots qu'on t'a volés.
      Bises presque hivernales

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  17. Réponses
    1. Merci de ton passage, douce âmie.
      Je sais que c'est un geste précieux, je le mesure, que de venir lire les blogs en ce moment et je suis touchée que tu l'aies fait pour moi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Journal Intime

    On ne peut résumer la vie en quelques lignes
    Mais on essaye parfois d'en garder une partie
    Quelques moments propices de la vie qu'on souligne
    Etre sûr qu'ils ne sont pas totalement partis

    Mais je ne saurai dire et ne saurai écrire
    Ce que mes sentiments développent et font comprendre
    Ce sont surment des choses impossibles à décrire
    Que l'on essaye pourtant de vouloir bien apprendre

    As t'on seulement notion de ce que nous vivons
    Restons nous en attente du moment qui viendra
    Sans se préoccuper de ce fabuleux don
    De ce moment présent... ou croisons nous les bras?

    Rien n'est plus dur à croire, que ce qu'on ne voit pas
    La vue est certes un sens, mais pas un sentiment
    Ne sautons pas d'étapes, avançons pas à pas
    Pour que notre existence soit un enchantement

    Jean Tiberghien

    Noter chaque sensation, crois-moi Céleste, j'en sais quelque chose, c'est peindre chacune des couleurs de ses heures. Ne pas les "inconsidérer". Leur rendre hommage.Parce que la vie est de ce qui nous appartient en totalité, la seule chose que je connaisse.
    Elle est belle, oui très belle, certainement aussi par sa part de malheurs.

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    Réponses
    1. Tu as raison, cher Zoizo, j'ai toujours un peu un regard de peintre sur l'existence.
      Rendre hommage à chaque instant, en soulignant la couleur, le parfum particulier, la fébrilité, la tendresse, oui, c'est ce que je fais, depuis toujours, et je te remercie du fond du coeur.
      Je sais ce qui fait mon enchantement, désormais.
      Ces précieuses quatre vingt quatre mille six cents secondes de crédit que la vie nous octroie chaque matin, sans nous demander jamais des intérêts. La vie ne ratiocine pas.
      Elle donne. Et si nous ne prenons pas nous sommes les derniers des crétins.
      Je t'embrasse comme on respire une fleur. Les yeux fermés. ;-)

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Non, je ne tenterai pas de me faire psychanalyser, il est bien trop tard maintenant ! Des journaux "intimes" j'en ai ébauché plus d'un mais je les ai toujours détruits. Je me suis amusée, il y a une dizaine d'années (à l'aurore (lol) de mes 60 ans !) à écrire ce dont je me souvenais de mon adolescence, de mon village, de ceux qui gravitaient autour de moi, de ceux qui avaient régenté, ordonné, construit la route qui m'a amenée jusqu'à aujourd'hui. Eh bien, je te le dis tout net..je me suis encore arrêtée au seuil de ce qui pourrait être trop intime. Peur qu'un infarctus et autres misères propres à mon âge me terrassent en laissant derrière moi des trucs qui ne plairaient peut-être pas à ceux qui les liraient ! Je tente à nouveau un LOL ? Finalement, il y a des jardins secrets où certains n'ont rien à faire. Je garde les souvenirs de cette période et un peu plus, au chaud, dans mon for intérieur, dirait l'autre ! Tiens, ça m'a fait plaisir d'en parler à demi-mots, à mi-voix !
    L'écriture savante ou malhabile, est un bon exutoire ! il y a eu des périodes difficiles dans ma vie et lorsque j'étais mal, que je n'arrivais pas à exprimer autrement que violemment ce que je ressentais, j'écrivais frénétiquement sur un cahier, tout ce que j'aurais voulu dire, crier. Et puis, la colère passée, je déchirais tout ce fatras d'immondices. Oui, en fait, je voyais assez rapidement que les "autres" n'avaient pas tous les torts dans ces histoires. Mais quelle capricieuse j'avais ! Bon, allez, tu parlais d'ego et de briques de l'ego ? j'ai apporté ma pierre à l'édifice,.. vite, il faut aller chercher Clément ! Bisous

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    1. Hé hé ! Tu dis déjà pas mal de toi.
      Ton blog est plutôt un journal de bord de capitaine de bateau. Tu racontes les événements de ta vie, et pourtant, pour quelqu'un qui sait lire entre les lignes, comme moi, Tu donnes beaucoup à apprendre sur toi. Je pourrais tracer un portrait de toi qui t'étonnerait. mais je ne le ferai pas, car je respecte tes jardins secrets, d'autant que j'en ai plein moi aussi.
      Laisser simplement affleurer quelques feuillages ou senteurs de ces jardins suffit à notre bonheur, n'est-ce pas mariejo ?
      Merci pour avoir apporter ta brique à ce débat
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Chère enfant, oserai-je vous dire que vous avez toujours l'allure de cette adolescente magnifique, ou de la jeune femme que vous nous avez montré il y a peu ?
    Oserai-je vous affirmer que vous ne faites vraiment pas votre âge ? Quel est donc votre secret ?
    Peut être ce que vous appelez parfois, quand vous parlez de vous, la fièvre et le miel. Un mélange de candeur et de séduction qui n'appartient qu'à vous.
    En tout cas, une vitalité et un charme merveilleux.
    Je dépose sur votre front le seul baiser que je peux m'autoriser, hélas.
    ~L~

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    1. Comme c'est beau, et bien vrai !
      Mais vous connaissez Célestine dans la "vraie vie" ?

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    2. Ah cher Lorenzaccio...je ne vous changerai pas. Vous êtes toujours égal à vous même, flatteur mais délicat.
      Comment résister ... Les paroles positives font tellement de bien, que l'on commence à s'en rendre compte dans les grands centres anti-cancéreux. Les pensées positives protègent l'organisme. Vous êtes à vous seul une cure de vitamine C.
      Merci mon cher ami.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. Oui, chère Angela, je la connais un peu.
      Si peu...
      Trop peu.
      ~L~

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    4. Vous me faites trop d'honneur, délicieuse !

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  21. Déjà l'institutrice perçait sous l'écriture…
    Celle-ci est plus sage que les propos écrits. Peut-être à cause de cela demeure une impulsivité maîtrisée. Tu ne sembles pas vraiment lâcher la bride dans ce journal. C'est évidemment uniquement un constat.
    Difficile de ne pas mettre en parallèle mon propre journal intime tenu régulièrement depuis l'âge de 13 ans. Sans doute, et c'est bien normal, était-il plus masculin dans l'expression… le mien était à la fois truffé de noms d'oiseaux contre ma mère et quelques autres, en ce compris le personnel de rééducation, mais aussi de propos que j'ose qualifier d'assez profonds, qui m'ont étonné moi-même à la relecture , car je n'avais pas le souvenir de les avoir ainsi tenus. Je comprends mieux la lettre que ma mère avait écrite à mon frère : « ton frère est bien plus mûr pour son âge que tu ne le crois ».
    j'ai relu l'intégralité de mes cahiers il y a trois ou quatre ans… puis, j'ai tout détruit. Peut-être parce que j'avance en âge et que je ne tiens absolument pas à ce que mes enfants ou je ne sais qui, lisent tout cela un jour… j'ai tellement changé depuis… même si les traits de personnalité de fond demeurent, bien des choses ont émergé au fil des années.
    Je n'ai jamais regretté cette destruction. Au contraire je vis cela comme une libération d'une enfance et d'une jeunesse difficile et douloureuse pour s'y attarder encore…

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    1. Qui te dit que ce n'est pas en choisissant les deux extraits que j'allais publier ici que j'ai censuré mon impulsivité ?
      J'ai relu certaines pages, et j'en ai trouvé qui sont quand même beaucoup plus glauques et débridées que celles-ci. J'avais presque oublié avec quelle violence j'exprimais mes ressentis parfois.
      Tu dis vrai, je n'aimerais pas que mes enfants lisent ce que j'écrivais à l'époque, maintenant que j'ai à peu près fait la paix avec ma mère...Quant à certaines expériences traumatisantes, j'aime autant ne pas les étaler en public... Je suis sûre que tu vois ce que je veux dire.
      Alors, oui, je vais commencer à tout balancer, dans la démarche de simplification commencée ICI , et après la simplicité des attentes et celle des relations, dégager l'esprit des objets matériels qui agrippent au passé comme les adhérences de vieilles cicatrices. Jeter, trier, revendre, donner, en gestes symboliques. Une vraie libération, tu l'as dit !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. ah voila ! Que tu aies aussi des passages où s'exprime la violence de certains ressentis… comment dire, ça me rassure ! Bien entendu, comme c'est un journal intime, tu as choisi ce qui te semblait « montrable ».
      la démarche de simplification et d'élagage, je la trouve très salvatrice. Elle prend du temps, parce qu'il faut suivre son cheminement intérieur, c'est-à-dire que peu à peu des « choses » ( pas que matérielles évidemment) se détachent de nous. Alors il faut accompagner ce mouvement intérieur dans les faits concrets. En ce sens j'aime beaucoup ton dernier paragraphe.
      Il y a bien évidemment des expériences qui ne sont pas à partager en public… c'est bien pour cela qu'il existe des relations… « en privé »… :)

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    3. Oui des faits concrets et symboliques. Comme un grand nettoyage ou un ravalement de la maison.
      En tout cas quelque chose qui va vers le neuf, le propre.Nos vies ont besoin de faire des mues.
      Merci de ta présence Alain.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Coucou Célestine, merci pour tes deux belles pages de ton journal intime. Tes écrits étaient déjà beaux. Je n'ai pas eu la chance d'avoir eu un journal intime car avec maman, il n'aurait plus été intime. Combien de fois, j'entendais... de notre temps... ou bien, dans d'autres domaines...mais que vont penser les gens! Le qu'en-dira-ton! Mais tout cela est bien derrière moi depuis longtemps. Heureusement, mes deux filles n'ont pas eu à subir ces expressions qui gâchent la vie.
    Et je dis comme toi Célestine, la vie est belle :-) Il suffit de regarder ton joli bandeau dialoguant avec la mouette :-)
    Bisous ♥

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    1. Cette ingérence de ma mère m'a tellement traumatisée que je n'ai jamais enfreint une seule fois l'intimité de mes enfants. Je sais qu'ils m'en sont extrêmement reconnaissants, car ils me le disent souvent.
      Oui la vie est belle. Il suffit de se plonger dans les rêves d'Eugénie...
      Bisous belle rêveuse.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Ohhh comme c'est pétillant et doux et un brin rebelle !
    L'adolescence est loin, peut être, elle rappelle l'enfant puis l'adolescent qui sommeille encore parfois en nous.
    Comme tu écrivais bien (au propre et au figuré), tout était là déjà :)
    Merci pour ce partage savoureux !

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    1. C'est amusant, oui, de se dire que tout était là, un peu en vrac, comme un kit à monter soi-même...
      je reconnais que je n'ai pas eu une enfance et une adolescence affreuses. mais hypersensible déjà, je vivais tout en 3D, et certains événements de ma vie paraissaient de sombres drames. Ça n'aide pas d'avoir des ancêtres irlandais et d'autres italiens...

      Merci pour ton enthousiasme ma Cloudy.
      Belle soirée
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Je n'ai jamais fait de journal intime. Je ne suis pas assez sérieux pour ça. C'est pourquoi j'admire ceux qui en sont ou qui en ont été capables, surtout quand c'est écrit aussi que toi.
    Cela doit faire une drôle d'impression de retomber sur nos pensées adolescentes. Ça, je crois que j'aurais un peu de mal.
    Sympa l'autocollant shadock.
    Bises.

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    1. Ah oui, les Shadocks...quels drôles de zigotos ! je ne me souvenais plus de cet autocollant. j'étais mutine, déjà à l'époque...et je pratiquais l'autodérision, parce que coller « ça va pas la tête ?» sur son journal intime, il faut une dose d'autodérision !
      Oui cela fait une drôle d'impression de se relire. Mais pas plus que de retrouver une photo de soi, finalement...quand je vois ma tête de quinze ans, ça me fait rire...
      Bises cher Patrick
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Je me souviens avoir connu des journaux semblables qui ont contenu trèfles à quatre feuilles, fleurs sauvages ou autres cadeaux adolescents.
    Mais ils étaient bien trop petits pour abriter des blettes. Tant mieux! j'aime bien les blettes, mais le parfum de ces journaux devait toujours être conservé.
    Ah! Autre chose. Il m'arrive de prendre le bus 83...

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    1. Seriez vous un bel hidalgo ?
      C'est embêtant, les messages pas signés...je ne sais pas à qui je m'adresse...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Bof, posant le masque:

      Je recommencerai, ma petite Celle qui êtes si mignonne, car vous me vouvoyâtes et j'en fus bradassé.

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    3. Ah non je ne t'ai pas du tout reconnu, mon petit Bof qui est si taquin.
      Mais comment je fais moi, si mes commentateurs me font tous ce genre de blague ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Ben oui, c'est vrai, quoi !
      ...'fin moi...

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    5. C'est pas drôle, hein!
      Fin, jdissa mais... :-P

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    6. Il y a des anonymes plus repérables qu'un flic de la secrète en gabardine et chapeau mou... Wouarfff

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    7. Ou alors c'est qu'on est vraiment de fins limiers...muahaha !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. Que te dire de es extraits de journal... Sinon que tu restes pareil à toi-même, et que ça ne me surprend pas du tout.

    Il y a quelques temps, en cherchant un document précis, je suis retombé sur des écrits vieux de plus de 50 ans et je suis partagé dans le constat que j'en ai fait:

    Version A: N'ai-je donc rien appris de la vie pour en être toujours aux mêmes espoirs et aux mêmes dégoûts?

    Version B: (C'est bien mon droit de me ménager une sortie honorable, non?)
    Avais-je donc déjà cette faculté de synthèse qui me fait toujours rechercher où va telle pièce mystérieuse du puzzle de la Vie? ... Et de toujours finir par lui trouver sa place.

    A l'époque, j'avais l'âge des outrances, et pourtant, en me relisant, j'ai trouvé que je n'étais pas encore à la bonne mesure sur les turpitudes économico-politiciennes.
    C'est à l'époque que j'aurais du avoir un langage vert et fleuri, et c'est maintenant que je l'ai.... Tu crois que je retombe en enfance? :-)
    Par contre, j'ai viré pratiquement toute les rimailleries que j'ai pu commettre, c'était trop nul...
    Ti bacio Cara mia

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    1. C'est dommage, j'aurais bien aimé lire tes poèmes... Si si, je suis sûre qu'il y en avait des bien, dans le tas.
      Ne change pas ton langage vert et fleuri, c'est tout à fait normal pour un écolo comme toi.
      Retomber en enfance, ça doit bien nous arriver à certains moments, quand on se tape des fou-rires avec les blogbos.
      Mais pour moi, ce n'est pas un défaut. Et je trouve que tu es quand même drôlement fort en puzzle de la vie...
      Ti bacio anche
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je te montrerais en jour les rares survivants (si tu es sage :-) )
      Mais tu risques d'être déçue.
      Baci e buona notte Cara

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    3. Si je suis sage ...keskifopa entendre !
      Mais je suis toujours sage comme une image en 3D !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. Tu avais déjà cette aisance de plume à l'époque :-)
    On sent les prémices du style.

    La fois où j'ai rédigé un ersatz de journal intime, c'était dans mon agenda ... et le jour où j'ai décidé de passer à autre chose, je l'ai jeté. Comme d'hab : "On avance, on avance, on avance ; on n'a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens, alors on avance."

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    1. J'adore cette chanson de Souchon. Tellement vraie.
      Mais comme je le disais un peu plus haut dans un commentaire, jeter les vieux trucs du passé permet sans doute de passer plus facilement à autre chose, c'est toi qui as raison.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'ai l'impression que quand on passe trop de temps à regarder le passé, on vit dans le regret de quelque chose, et donc, on ne vit pas et on oublie de profiter du présent (et on se rajoute un peu de regret en plus plus tard de ne pas en avoir profité).
      Autant certaines choses du passé sont des souvenirs, des choses qui nous ont construits, que ce soit les bons moments ou les événements plus marquants ou plus douloureux mais qui font partie de nous, et qui sont nos bases pour avancer. Et il y a ces choses qui entretiennent le passé et nous font regarder en arrière plutôt qu'en avant : il faut laisser le temps de les digérer, mais il faut aussi apprendre à passer à autre chose, sinon, on fait du sur-place (et comme le reste du monde continue d'avancer, nous, on recule).
      Mais bon je suis très cartésienne, j'analyse tout à coup d'intellect sans laisser beaucoup de place aux sentiments. Et du coup, ma façon de fonctionner peut parfois me faire paraître comme une sans coeur. Mais chacun affronte la vie, avec ses hauts et ses bas, comme il peut, avec ce qu'il est. :-)

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    3. C'est drôle ce que tu dis, je t'imaginais plus ...romanesque, vu ta propension à la lecture de romans...
      Mais ce n'est pas un reproche, bien sûr. Un simple constat. Chacun tu as raison, appréhende le monde comme il veut et peut, personnellement j'essaie de trouver la poésie partout où je peux.
      Avancer, là aussi tu as raison. S'agripper à un passé enfui, c'est refuser l'inéluctable.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Les événements, je les bloque, les analyse, les intellectualise, les classe.
      Le côté plus "romanesque", je l'ai pour l'évasion ("Elle vit sa vie par procuration ...").

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    5. Pourtant qu'est-ce que c'est bon de vivre sa vie "vraiment"...
      Avec toute la palette de sentiments des romans.
      Bisous belle soirée, chère Sabine
      Et bon week-end
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Qu'est-ce que tu as une belle écriture. Mais déjà à l'adolescence tu mordais la vie à pleine dents et tu étais capable d'un esprit d'analyse assez avancé. Merci de partager avec nous ces tranches de vie

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    1. Tu vois tout ça dans ces quelque lignes ? Tu te défends bien, toi aussi, en analyse psychologique .
      Merci à toi chère miss, de me lire avec cette constance et cette attention..
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Oui c'est du Célestine tout craché déjà. La vie est belle. Il faut croire qu'il y a des gens prédestinés au bonheur, à voir la face lumineuse de la vie. Et déjà une plume....

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    1. Oui ma douce Myo dont j'ai zappé le commentaire, pardonne moi, j'étais persuadée d'avoir répondu à tout le monde ce matin...
      Prédestinée au bonheur ? Oui c'est sans doute un peu ça.
      Je t'embrasse, lumineuse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. Ton écriture du neuf décembre n'est pas la même que celle du trente et un août!Probablement le "claquage" de porte!Chez nous aussi,il y avait une porte qui servait exclusivement à cela.Autant te dire qu'elle a claqué de nombreuses fois.

    Les journaux intimes sont-ils le propre des(ados)filles? Probablement.
    Je ne suis pas une exception,je n'en ai pas.J'ai toujours écrit,depuis tout petit(même sans savoir),mais je me répète.Tous les moments difficiles de ma vie,jamais les bons, ont été consignés non pas dans un carnet,ni dans un cahier,mais sur des feuilles volantes que j'éliminais au fur et à mesure de la résolution/évolution des choses.
    Ce n'était pas une écriture comme la tienne,ni belle,ni poétique,ni riche,ni...C'était une écriture "mécanique";je dirais,presque mathématique,un exutoire.Je n'ai rien pu garder,simplement impossible,un peu comme une croyance indienne qui consisterait à enfermer des maux dans des mots et de tout faire disparaître comme par magie. Je me suis arrêté il y a longtemps...
    c'est un heureux hasard qui m'a fait reprendre... Les maux en moins,je dois dire que ce n'est que du plaisir.
    J'ai commencé par "Mes maîtresses d'école"(que tu connais)et je continue sur un autre sujet qui me fait du bien.
    Et si par malchance je tombe sur un qui a "résisté": au pétard,c'est moi qui ai écrit ça!J'ai bien fait de m’arrêter!

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    1. Tu me fais rire, cher Didier ;-). C'est judicieusement observé, tu sais à cet âge, on change d'écriture souvent, on se cherche...
      Oui il y a peut-être une façon « masculine » et une façon « féminine » d'écrire son journal. Mais je n'en suis pas sûre du tout. J'ai des copines qui n'ont jamais écrit une ligne, et des copains qui étaient intarissables.
      C'était pas mal en fait, cette idée de se débarrasser des maux en en faisant des mots qu'on jette ensuite. Je ne sais pas si c'est une tradition indienne. mais en tout cas, c'est une technique utilisée par les psys: on écrit sa colère et ensuite on leste la feuille sur un caillou, et on la balance à la baille.
      Heureuse que maintenant, tu éprouves juste du plaisir à écrire. Quelle magie, la vie !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'aime bien faire rire! Oui c'est vrai,selon ce que l'on écrit,à qui,suivant l'humeur, l'écriture change.Les maux dans les mots ou les mots sur les maux thérapeutiquement déposés, partaient en fumé.

      Chez nous,on n'écrivait pas sa colère,on l'exprimait et comme un signe d'autorité,on sortait en claquant la porte.Toujours la même,celle qui accédait à l'étable. Du coup,tout le monde pouvait constater son bon fonctionnement.Les paumelles n'étaient pas rouillées,elle ne "tirait pas à gond" et la serrure en applique ajoutait un plus aux claquements.
      Quand je l'ai remplacé par une nouvelle de ma fabrication qui ne "drandouillerait" pas,on s'est tous accordé à dire que l'on y avait mené la vie dure! (à la porte).

      je me régale d'écrire,heu de commenter chez toi,c'est un vrai plaisir assez magique!

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    3. Tu m'en vois ravie.
      Pour les portes qui claquent, je suis heureuse de constater que je ne fais pas partie de la seule famille claqueuse de portes de tout le pays...
      Tu as peut-être lu le billet dans lequel je racontais cela...
      Du coup, je peux te dire: bienvenue au club !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. En plus,nous avions une propension à bouder,après.Aptitude héréditaire chez nous et encore d'actualité chez ma petite sœur.
      Pour ce billet"les portes claquent",j'aurai bien aimé le commenter en son temps!

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    5. Tu peux encore, y a pas prescription...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. Je n'aime pas vraiment commenter à postériori,en plus à ce moment là,je n'étais pas (complètement)"Xoulec"!Dommage quand même de ne pas t'avoir découvert plus tôt!

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    7. Comme tu voudras...
      Moi, j'étais la même que maintenant, et je réécrirais tout pareil.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    8. Oui,moi aussi j'étais le même que maintenant,quoique?Je me demande parfois,si je serai capable de refaire les mêmes commentaires sur tes billets? Oui bon,allez,j’arrête,je vais finir par (encore) douter.

      belle nuit à toi

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    9. Tu me bats, dans le "posage" de questions, et les doutes...
      Allez, bonne nuit Didier
      bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    10. Je n'ai pas pu résister au commentaire,même à postériori...

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  31. Deux choses me surprennent dans ces extraits que tu nous propose : d'une part la qualité de ta graphie, d'autre part la qualité de ton expression et sa maturité. À "quinze-seize ans", je ne ne me souviens pas d'avoir pu écrire ainsi. Car moi aussi j'écrivais au même âge... sauf que quand il m'est arrivé, plus tard, de relire ces premières pages, je les ai trouvées très "plates", lourdasses, sans style. J'en ai un peu honte...

    Par contre, je n'ai jamais envisagé de les détruire. Je me suis toujours dit que ces traces pouvaient présenter quelque intérêt, si ce n'est pour mes enfants, peut-être pour mes petits enfants. Quand je lis, comme ici, que certains ont choisi de brûler ces traces, je trouve toujours ce geste dommageable... même si je peux comprendre ce désir de se débarrasser de ce qui n'est plus.

    À toutes fins utiles je signale qu'il existe une association qui s'est donné pour mission de conserver les écrits intimes et autobiographiques, avec d'éventuelles restrictions de lecture. De tels témoignages peuvent être utiles à d'autres, et notamment à des chercheurs.

    Plus d'infos ici : http://autobiographie.sitapa.org/

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    1. J'ai été ce que l'on appelle de nos jours une enfant « précoce » bien qu'à l'époque aucun instit ou psychologue ne se fût donné la peine de poser un quelconque diagnostic sur cet état de fait. Sue ce mal être que je ressentais quelquefois, sur ce sentiment d'injustice que j'avais quand on m'empêchait de donner les bonnes réponses.
      Ce n'est que bien plus tard, à l'âge adulte, que j'ai enfin compris que ce décalage permanent que je sentais avec les gens de mon âge était dû à ma précocité. Cette sensation d'être une extra-terrestre, je la calmais en écrivant, solitaire, dans ma chambre, en lisant et en écoutant de la musique. Vu comme cela, je devais ressembler à n'importe quel adolescente. Mais j'avais des capacités en langage écrit, en analyse et en synthèse qui dépassaient un peu celles requises à mon âge.
      Il me semble que je dois quand même faire un peu de vide, et sur la vingtaine de carnets, peut-être que je n'en garderai qu'un ou deux.
      Cela dit, ton site m'intéresse énormément.
      Je vais y faire un tour incessamment.
      Merci pour ta participation active à la discussion, Pierre.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je n'avais pas pris le temps de lire les commentaires et tes réponses. Celle-ci me touche et... ne me surprend pas.
      Pour toi : http://www.emmacollages.com/2017/03/piano-piano.html
      Je t'embrasse,
      eMmA

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    3. Je suis allée écouter la chanson de Branduardi.
      Emue aux larmes.
      Merci eMmA, j'ai l'impression de faire un coming-out aujourd'hui.;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. Je n'ai pas lu tous les commentaires, mais je les lirai tous,j'ai bien aimé l'analyse d'Emma. J'ai l'impression que tous ceux qui te lisent ont eu aussi un journal intime et l'ont encore souvent. Je ne tutoyais pas mon journal et ne m'adressait pas à lui, j'ai écrit de 13 à 20 ans tous les jours et j'ai tout gardé. Parfois je relis avec émotion une phrase de mon grand-père, j'écrivais les dialogues aussi quelle patience !
    C'était sur des cahiers d'écolière. Plus tard j'ai écrit mais moins régulièrement, et sur des carnets. Je suis passée à l'ordinateur, aux disquettes, j'imprimais et je reliais mes journaux quand ils dépassaient les 30 pages. Aujourd'hui je ne vois plus l'utilité de les imprimer, ils sont sous format fichier sur des clés USB. Et bien entendu le journal et le blog cohabitent et ce n'est pas la même démarche. J'écris moins quand tout va bien, mais même si je ne suis pas dans l'introspection, j'aime raconter ma vie, celle des mes filles, comme un "vrai journal", un quotidien. Jamais je ne ne pourrais détruite tout ça. J'ai juste dit à mes filles que si elles me lisent après ma mort, qu'elles restent bienveillantes si elles lisent des choses qui leur déplaisent.
    J'ai été un peu longue ! En tout cas j'ai adoré ton billet c'est l'essentiel !

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    1. Ah chère Louisianne, je ne savais pas que tu me lisais aussi assidument.
      J'ai vérifié mon totem, je ne savais plus si tu étais déjà venue (ou alors je perds la mémoire ;-)
      Il est vrai que je balance entre tout jeter et tout garder, mais je crois qu'une fois de plus, je vais faire dans le juste milieu (c'est quand même un endroit où je me sens à peu près bien, en équilibre sur mon fil)
      Tu dis une chose importante: « j'écris moins quand tout va bien » il paraît que les gens heureux n'ont pas d'histoire...
      Moi j'écris tout le temps, que j'aille bien ou mal, j'ai envie de le dire, de l'exprimer.
      je ne sais pas pourquoi, en fait...malgré les pistes lancées en commentaires de ce billet, je crois que c'est très complexe, le besoin d'écrire... mais pas plus que celui de peindre, d'escalader les montagnes ou de collectionner les timbres...
      Non, tu n'as pas été longue, car ce que tu dis est passionnant.
      reviens quand tu veux. Ah et puis je voulais te dire : j'adore ton pseudo. Et souvent tes commentaires chez notre ami commun. ;-)
      Bisous

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. Quelle chance tu as eu d'avoir eu l'aisance et la volonté de t'exprimer ainsi dans des journaux intimes.
    Je pense que cela t'a permis de peaufiner ta belle capacité à écrire, à réfléchir sur le sens de ta vie, ta place au sein de ta famille, de t'interroger en actrice-spectatrice sur ton futur en construction.
    Ton écriture est très jolie, féminine. Elle montre une application, mais aussi révèle une calme détermination à prendre son destin en main.
    C'est formidable que tu en disposes toujours et j'aime le constat que dans ces cahiers, tu étais déjà la Célestine d'aujourd'hui. Ne pas se renier et finalement, être fière de ce que l'on est devenue.
    Encore un très beau billet. Merci à toi de nous avoir fait entrer dans une part de ton intimité. Les codes, nous n'avons plus qu'à les deviner !
    Ah, aussi : j'aime beaucoup le nouveau dessin de la bannière.

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    1. Moi aussi j'aime beaucoup ce dessin, j'avoue. Je n'aime pas tous mes dessins aussi fort que celui-ci.
      Je trouve qu'il s'accorde à la perfection avec mon intériorité.
      (J'ose être fière de moi, de temps en temps, une façon d'envoyer balader ce manque d'objectivité flagrant qu'est l'auto-dénigrement systématique imposé par une certaine morale )
      Actrice-spectatrice de mon futur en construction, j'aime beaucoup l'expression. je crois que je le suis toujours.
      Oui j'étais déjà la Celestine d'aujourd'hui, mais je continue à progresser et ça c'est inestimable.
      Bisous chère eMmA, tu m'as fait énormément de bien ce matin.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. Bonjour
    Les ados se sentent souvent incompris!
    Je pense que d'écrire un journal comme ça est une façon d'exorciser certaines choses.
    Bisous

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    1. Tout à fait, Wolfe, tout à fait...
      Est-ce réservé aux ados d'être incompris ?...
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Non, je ne pense pas, mais c'est surtout le côté un peu "rebelle" de cette période de la vie.
      Bisous

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    3. Je dois être encore bien souvent une ado, car je me rebelle encore...

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  35. Ah toi aussi tu utilisais ces petits carnets à élastique, dans ma mémoire les miens étaient bleus et le seul que j'ai pu récupérer était sponsorisé par un fabricant d'engrais car mon père était viticulteur. Belle écriture!

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    1. Oui, j'en ai utilisé pas mal entre treize et vingt-cinq ans...
      Merci Alezandro !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  36. C'est chouette d'avoir gardé ça ! Tu as une belle écriture je trouve.
    Encore une incomprise... :D
    Jolie photo, un peu première de la classe quand même non ?
    Bisous !

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    1. Oui un peu « petite jeune fille sage » je devais avoir 14 ans sur cette photo, mais le feu couvait sous la cendre...
      J'ai toujours eu des facilités pour étudier, mais je me sentais souvent seule, c'est plus tard que j'ai commencé à changer et à aller vers les autres. Je me suis alors délurée.
      Bisous Mind
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Et tu prétends que tu es sage comme une image en 3D... :-D
      Rôôôôô la Délurée...

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    3. Ben quoi ? n'est-il pas sage d'être délurée ? je n'aurais rien compris ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Jolie synthèse, et ça, ce n'est pas l'avis de Bernard Blier ...
      https://www.youtube.com/watch?v=ns5_4ps7O0Q

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    5. Ah mais que j'aime cette réplique culte !
      Et on peut la sortir tellement souvent et à-propos...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. C'est vrai qu'elle est presque aussi passe-partout que ceux qui osent tout..
      Baci

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    7. Surtout en politique ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    8. Moi j'attends maintenant une page ET une photo de la période délurée... :D

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    9. Il est des choses qui font trop partie de mon intimité pour pouvoir les dévoiler comme cela.
      Alors je les sème dans mes billets, par petites touches... ;-)
      Par petits cris...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  37. Bon alors le sous-titre... de la balle, superbe !

    Vois-tu je n'ai jamais écrit de journal intime, ou pas, avant le délicieux "Bleck Attitude", je n'ai jamais écrit de poêmes non plus, oui mais j'ai toujours écrit des trucs, des mots, des conneries, des gribouillis, des machins sur tout et n'importe quoi, tout le temps.

    Une bise, Bleck

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    1. Merci pour le sous-titre, c'est toi qui m'a donné le goût de ces petites cerises sur le gâteau...
      je ne doute pas que tu aies écrit, on sent que c'est fluide ton écriture...
      Une bise, bien sûr
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  38. Bon, je viens de lire... oui parce que des fois je lis et des fois je lis mieux... Bon alors, déjà tu écrivais 'achement bien calligraphie ET le reste hein, il y a de la bonne graine là-dedans... Et déjà ta dernière phrase, c'est du Célestine tout craché.

    Bleck

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    1. Merci merci. je sais que tu fais partie de ces gens, comme Adrienne, qui font des compliments pas souvent mais hyper sincères.
      Du coup je suis touchée au coeur.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  39. Quand je suis dans une librairie, si je tombe sur un journal ou des correspondances, je lis et j'oublie l'heure du train ou d'un rendez-vous. Je rêvasse en lorgnant votre agenda de 1976. Continuez-vous de remplir des carnet? Moi, j'ai continué et j'ai 2 cartons contenant 50 ans de gribouillage. "A quoi cela sert?" me demandait régulièrement mon frère quand j'ai commencé à tenir un journal. C'est un coin secret. Le blog ne remplace pas le carnet. C'est une autre voie.
    J'ai aimé lire les pages de votre agenda.
    Je vous souhaite une bonne fin de semaine.
    Jean-Jacques'60
    Berne, le 15 novembre 2017

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    1. Un coup d'oeil à mon totem m'apprend que vous arrivez ici pour la première fois.
      Alors bienvenue, cher Jean-Jacques, citoyen d'Helvétie !
      Merci de nous faire partager votre passion des carnets intimes.
      Non je n'ai pas continué, depuis que j'ai découvert l'ordinateur, je préfère écrire avec un clavier, je sais c'est dommage, mais le rythme est meilleur pour mon esprit qui bouillonne.
      Je vais aller voir votre blog.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  40. C'est charmant, la jeunesse et ses gros soucis, ses révoltes et rêves toujours un peu disproportionnés (mais à quoi bon proportionner quand on a toute la vie devant soi?)

    Moi j'en ai tenus et les ai tous détruits. Comme j'ai détruit tous mes dessins. Bizarre mais c'est ainsi. Je savais que mes dessins montraient trop de moi. Pour les codes, nous avions, mon amie et moi, trouvé le truc pour nous confier le secret top secret, à savoir que nous avions nos règles. En Belgique à l'époque c'était un sujet tabou, on chuchotait à la maîtresse du cours de gym l'horrible situation et toutes les autres ricanaient car elles savaient pourquoi on ne voulait pas sauter ce jour-là. Alors entre nous, on avait pris la première et dernière lettre de "tampax" : Tix. Je suis tix nous semblait très discret. J'ai vendu la mèche à ma mère et depuis, on n'a plus parlé de ça que sous cette laconique constatation : je suis tix. :)

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    1. Judicieuse remarque: à quoi bon proportionner quand on a la vie devant soi...
      Ah, ces anecdotes de lycée...toi seul sait les raconter avec cette grande classe, tu peux parler d'absolument tous les sujets, ça reste toujours fin et élégant.
      C'est ce que j'apprécie énormément dans tes écrits, Edmée/
      baci sorella
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  41. Étonnantes traces de ce nous d’avant que nous avons laissé s’installer dans nos journaux. 15 ans, l’âge dit bête, l’âge ingrat, l’âge perdu… Aurions su garder en nous tant de souvenirs, mi exquis, mi désuets, si nous n’avions pas tout consigné.
    J’ai relu en partie le mien… ma bouée de sauvetage. Nostalgie.
    Bises d'avant.

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    1. Je suis assez amusée et étonnée de relire cela, avec le recul.De me revoir comme j'étais à l'époque.
      Mais je n'ai pas de nostalgie. J'avais occulté certains souvenirs.
      Ma bouée de sauvetage, c'est plutôt mon blog, de temps en temps.
      Bises de maintenant
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. A bien y penser, j'ai mis de côté mon journal en commençant mon premier blog.
      C'est un peu la même chose, la solitude en moins.
      Et puis, on partage avec des gens comme toi, et ça c'est juste du bonheur.
      Bises permanentes.

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    3. Woauou, ça c'est vraiment gentil, et ça fait chaud au coeur de trouver ce genre de phrase de retour chez moi...
      Merci l'ami !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  42. Cela me fait drôle que tu parles de l'année 76, car c'est l'année de ma naissance...

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    1. C'est juste que tu es super jeune, belle amie...
      Et cela me réjouit de savoir que l'écriture, et la poésie n'ont pas d'âge.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  43. Bonsoir Célestine,

    Tu écrivais déjà très bien à 16 ans.
    Beaucoup de sérieux et aussi de la fraicheur dans tes textes.
    Bisous chère écrivaine.
    Mo

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    1. Oh merci ma chère reine des fleurs !
      Je t'adore
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  44. le vieux, cher agenda!
    douce soirèe, chère Célestine

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  45. C'est émouvant de retrouver la force de ces émotions, oui on était très sérieux avec ces premières émois. Et tu écrivais déjà bien =

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    1. Oui, j'avais quelques dispositions, mais ce n'était quand même pas du Sagan... ;-)
      Merci Miss pour ta bienveillance
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  46. J'ai tenu un journal "intime" lu par ma mère, j'étais naïve, je n'avais rien caché, après j'ai tout gardé dans ma tête.

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    1. oui Heure bleue... c'est mon cas aussi. Je le raconte dans mon livre "L'enfant à l'endroit,l'enfant à l'envers
      J'ai continué à écrire, mais je détruisais très vite mes cahiers
      Cette peur d'être découverte m'a collé à la peau...

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    2. Comme je le disais plus haut, j'ai vécu ça comme quelque chose de très violent, cette ingérence maternelle...
      Et beaucoup de parents s'arrogent ce "droit" sous prétexte de nous "protéger"...
      Cela m'a toujours choquée.
      Il est un âge où seul un dialogue constructif et respectueux avec un(e) ado est payant.
      Se le ou la mettre à dos en forçant son intimité, c'est complètement improductif.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  47. Quelle belle écriture !
    Quelle belle écriture, déjà !
    Quelle belle écriture aussi !

    Mais le plus surprenant n'est pas là : 117 commentaires en quatre heures ! (Ou alors tout le monde est noctambule, par ici !)

    Je serais ta mère, je demanderais : Mais enfin ! Comment as-tu fait pour ne pas avoir déjà le Goncourt ? ;-)

    Et si j'étais moi je OK sortirais ! LOL !

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    1. Dis donc, mon oncle, je savais déjà que tu vivais un peu sur une autre planète mais des jours de 4 heures...
      Entre mardi Minuit et demie et jeudi 11 h, il s'est passé plus de quatre heures, à mon humble avis...
      Quant à ma mère, tu ne peux imaginer le nombre de fois qu'elle me dit "tu aurais dû avoir le Goncourt depuis longtemps"
      Comme quoi, tu n'as pas complètement tout faux !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Oups ! Au temps pour moi ! Je n'ai vu que l'heure sans voir la date ! C'est vrai qu'entre Saint-Pétersbourg et Saint-Nectaire, avec tout ce que je m'envoie derrière la cravate pour tenir le rôle de Rimbaine, je suis un peu jetlag ! ;-)

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    3. Ah ! On pourra discuter sur ce "Au temps" - j'en ai parlé avec une amie l'autre jour.

      Pour moi "autant" est un adverbe de quantité... L'expression semble vouloir dire, "je me suis trompé(e)" oh! j'ai fait une erreur. Autant pour moi.

      Mais alors, quel est le sens de "au temps" ? car il paraîtrait que maintenant, on accepte les deux.

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    4. La réponse est ICI, chère Pivoine.
      Mais je n'aime pas l'écrire comme ça, je préfère l'ancienne formule (qui est parait-il erronée...)

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Super, merci Célestine o:)

      Pivoine.

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  48. J'aurais du moi aussi faire un journal intime ! C'est bien dommage car le temps passant, j'ai presque tout oublié. Le relis tu de temps en temps ?

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    1. Eh bien, j'avoue que cela faisait très longtemps que je ne l'avais pas lu...
      Mais en ce moment, étant en période de simplification, je range, je trie, et je retombe sur de vieilles choses...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  49. Comme tu écrivais bien déjà !
    Je suis beaucoup plus âgée que toi, mais pas de journal intime pour moi par crainte .... presque par certitude d'être lue par ma mère .....fille unique, j'avais peu de "liberté" !Belle fin de journée !

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    1. C'est adorable d'être repassé chez moi, Colette.
      J'ai cru un instant que la belle dame de la Puisaye était revenue me voir ^^
      Tu portes un prénom mythique.
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  50. Belle et (gentiment) rebelle :-) Et déjà une écriture bien solide (j'allais presque écrire "bien assise" mais j'ai craint que tu ne me décoches vite fait un de ces jeux de mots genre foutage de gueule dont tu as le secret... :-))... Non non, sérieux, très touchant ce délicieux petit retour sur cet âge de jeune fille en fleur, comme dirait Proust...

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    1. Ravie de t'avoir touché (si j'ose dire) ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  51. Sans avoir lu les commentaires...

    1976, dis-tu ? Je pourrais presque faire un article là-dessus. En toute honnêteté. Mais je n'ai pas gardé mes journaux. Ni mes cahiers de poésie (j'ai quand même gardé trois ou quatre poèmes, parmi les premiers que j'ai écrits). De toute façon, en 1978, tout tournait autour d'une seule personne et de ce qui s'ensuivait : la lecture, la littérature, l'écriture. La correspondance. J'entretenais plusieurs correspondances. Je terminais mes humanités, avant le grand bond en avant... Je vais peut-être m'y coller... En tout cas, je trouve ton écriture très soignée. Aussi bien l'écriture manuscrite que le style. Il y avait des tas de choses à dire, autour du sentiment qui dominait dans mes écrits, mais curieusement, je les négligeais... Alors que toi, tu écris... Tout cela.

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  52. J'ai relu les commentaires, très intéressants...
    J'ai déjà discuté de cela avec mon fils. J'ai gardé les journaux que je tenais, à l'époque où j'ai connu son père. J'ai toujours souhaité en faire quelque chose de plus construit que "ahhhh! J'ai un collègue qui est super beau..." - Il comprend bien mon point de vue. Il dit que ce qu'on écrit à quinze, seize et même après... Ce n'est pas toujours à lire. Mais ton journal est un journal soigné. Je ne pense pas avoir jamais mentionné une dissertation (sauf si j'avais un compliment qui me renversait)... Sauf le prêt, déterminant, du double 33 tours de Léo Ferré que me fit mon prof, quand j'avais dix-sept ans (un an avant). Et même quand je tente de réécrire le récit de ces années-là, j'ai l'impression que je ne sors pas du factuel. Ou du ressenti.

    Disons que le factuel est ... Fluctuant. Je pourrais parler des vacances. Comme je le ferais, par exemple, si j'écrivais un article de blogue - comment, pendant une nuit d'insomnie, en Bretagne, à Hédé, j'ai lu le Côté de Guermantes... Mais tout cela, je n'en parlais pas dans mon journal. J'écrivais donc bien pour moi, sans concessions. Mais sans intérêt non plus.

    Il m'est arrivé, plus tard, d'en tirer une page ou deux d'écriture, un vrai texte suivi, à la limite de la nouvelle, et ça, c'est déjà différent. Mais une fiction où l'on invente quelque chose qui n'a pas vraiment eu lieu, cela mérite-t-il d'être gardé ? Je ne sais pas...

    Une chose est sûre, c'est que l'écriture intense que beaucoup de blogueurs ont eue, à l'adolescence, journaux, correspondances, poésie, a dû déterminer une vocation d'écrivant, si pas d'écrivain - que la vie ne permet pas toujours... Sauf si on a de la chance, une bonne commande, et de l'aide. Et du soutien, et un éditeur qui se rendrait compte que tu as une bonne idée et que ça vaudrait la peine d'en faire un livre ...............

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    1. Ce qui est certain, c'est que tu as de l'inspiration, de l'imagination et de la facilité à aligner les mots en grande quantité. J'ai davantage le sens de la synthèse.
      Ce qui ressort en effet de mon journal, c'est que j'étais une jeune fille soignée. le culte de la perfection dans lequel m'élevait ma mère était épuisant. Il m'a fallu quarante ans pour apprendre que j'avais le droit de ne pas être parfaite.
      Et cela générait chez moi de la révolte et de la culpabilité, car mon intérieur, mes pensées, mes ressentis, mes sentiments étaient loin d'être aussi "lisses" que ce que je laissais paraître sous mon enveloppe de jeune fille en fleur bien sous tout rapport...
      j'ai gardé la révolte (qui s'est muée en indignation) mais j'ai heureusement laissé tomber cette culpabilité poisseuse qui me collait aux basques.
      Ecrire ? j'ai tenté le coup, mais finalement j'aime bien écrire mon blog...Je n'ai plus guère envie d'autre chose.
      Cela me suffit. Il y a trop de magouilles, de business et de copinage dans l'édition, ça me gonfle.

      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je suis d'accord avec toi, pour l'édition.
      Et encore, je ne connais pas les rouages des grandes maisons d'édition, mais certaines histoires quand même, assez édifiantes.
      Mais pour ce que j'en ai tâté, à Bruxelles, j'ai été dégoûtée à tout jamais !
      Et j'étais bien obligée de promouvoir les livres que mon employeur éditait (puisque c'est moi qui les avais coordonnés et/ou écrits).

      Oui, je sais, j'écris parfois trop long. Ca peut être décourageant pour le lecteur. Je devrais faire plusieurs articles, mieux ordonnés, et répartir la publication sur plusieurs jours...

      Lol, je sais ce qu'il faut faire et ne le fais pas (toujours!)

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    3. En somme, j'en tiens plus pour Marcel que pour Raymond (qui pourtant, m'amuse beaucoup dans ses exercices de style !)

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    4. Il n'y a ni magouilles ni copinages dans l'auto édition.
      La responsabe de la maison d'édition qui semblait intéressée par mon premier bouquin, voulait que je recommence tout comme ELLE le désirait. Cela devait être soi-disant « plus vendeur » ! Et moi je tenais à MON désir À MOI ! Faut croire que je n'avais pas tout à fait tort, puisque, en auto édition, j'ai vendu plus de 500 exemplaires de ce premier livre et que cela continu… sans compter ceux que je donne.
      Et puis j'aime beaucoup l'artisanat de l'auto édition où l'on fait absolument tout soi-même, l'écriture bien entendu mais aussi la mise en page, la couverture, la diffusion, les salons du livre, etc.
      En plus je n'ai cédé aucun droits d'auteurs, tout m'appartient, je ne suis pas lié par contrat. Ces fameux contrats arnaques du style l'Harmattan qui est véritablement une entreprise d'escroquerie. Ce n'est pas moi qui le dis : ce sont les tribunaux…
      bon j'en profite pour faire une pré publicité : mon quatrième livre est en cours de rédaction !… :)

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    5. Entièrement d'accord avec toi. D'ailleurs, je passerai par toi quand j'aurai besoin de renseignements.
      J'attends avec impatience ton quatrième opus.
      Bisous mon Babar prolifique
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. @Pivoine

      Chacun écrit selon sa sensibilité.
      Et la tienne est sans doute plus proche de Marcel...
      Mais je te lis quand même !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  53. Ton écriture manuscrite est très belle... Pourquoi avons-nous toutes eu à lutter avec nos mères ? Je n'aimerais pas revenir en arrière, ma mère était rude, elle ne lâchait rien,j'ai au fond de moi des blessures... heureusement elle s'est améliorée avec le temps, elle s'est adoucie, n'est-ce pas là l'important ? Ton talent est inné, céleste Célestine, tu y as ajouté des bulles au fil du temps, c'est joyeux et festif. Bises. brigitte

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    1. Pourquoi ? Sans doute pour nous affirmer en tant que femme en devenir...
      Mais je n'ai pas le souvenir de ces affrontements avec ma fille. J'ai toujours privilégié le dialogue, l'ouverture, et j'ai lu des tonnes de choses sur les ados et leurs sautes d'humeur...
      Une ex-amie à moi était championne pour mettre son ado en rogne dès le matin.
      Et après c'était parti pour la journée entière...
      merci pour tes mots charmants, ma Plume.
      Belle journée avec bises (et bise aussi, ça souffle fort !)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  54. Plutôt que mal en patience, prenons notre bien en urgence.

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    1. Ex...haustif
      Ex...péditif
      Ex...tra
      Ex...cellent !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. haustif ? plutôt chauve
      péditif ? non- vraiment pédié
      tra? sans doute mais n'ai pas fait l'affaire
      cellent? oui c'est très lent quand on est seul et ex ilé...

      bon vent !

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  55. Les mots de l'écorchée ou de la solitaire couchés dans les petits carnets, compagnons très fidèles des lugubres années de pension...je n'aime pas vraiment relire ce temps là, juste quelques passages qui partaient en voyage au pays des rêveurs, pas les "chagrins d'amour ". L'écriture compagne des jours et des soirs de spleen,un espace à réchauffer le coeur !

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    1. Merci pour ce commentaire très poétique, Balaline.
      C'est très bien vu !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  56. Moi,j'écrivais des poèmes, à l'époque j'aimais la poésie. Des trucs sombres et obscurs.
    Je ne suis pas sûre d'avoir été capable d'écrire : la vie est belle.

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    1. Ah Berthoise...moi aussi, j'écrivais parfois des poèmes très sombres, et même carrément glauques. Le thermostat n'était pas trop bien réglé. L'est-il davantage aujourd'hui ? je n'en sais rien.
      Mais j'ai conscience que le sentiment de beauté de la vie m'a habitée très tôt, et qu'il m'a protégée de bien des turpitudes et ennuis de santé.
      J'en suis convaincue, mais alors j'en suis tellement intrinsèquement convaincue ! la joie de vivre est le meilleur des anti-cancéreux.Le meilleur des remèdes anti-stress. Comme une sorte de cape d'invincibilité.
      Bisous ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.